Zeghmati, monsieur anticorruption, reste…

Le maintien de Belkacem Zeghmati à son poste au sein du premier gouvernement de Tebboune confirme l’engagement du président de la République à poursuivre la lutte contre la corruption. La détermination du ministre de la Justice à lutter contre ce fléau et éradiquer la corruption qui s’est incrustée au sein de notre société durant les vingt dernières années est clairement affichée. En plus des dossiers traités par la Justice concernant toute sorte de corruption, de trafic d’influence, de malversation, de passe droit et d’indus avantages, le département de Zeghmati a encore du pain sur la planche, tant le préjudice est phénoménal. Les dossiers sont énormes, à commencer par ceux de l’ex-patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, du financement occultes des partis politiques, de Djamel Ould Abbes, Tliba, d’Ali Haddad, des Kouninef, de Tahkout, de Oulmi, de Benhammadi et de Kamel Chikhi, alias El Boucher. Il aura aussi à rouvrir des dossiers lourds, celui de la Sonatrach, de l’Autorute Est-Ouest et Khalifa Bank. La tâche est ardue, notamment en ce qui concerne le rapatriement des fonds volés et transférés à l’étranger. Le département de la Justice que dirige Zeghmati a aussi la lourde tâche d’extrader les anciens cadres de la nation qui ont pris la fuite à l’étranger, à l’exemple de Abdesselam Bouchouareb, de l’ancien ministre de l’agriculture, Abdelkader Bouazgui, des généraux à la retraite, Chentouf et Khaled Nezzar ainsi que son fils Lotfi. Cependant, la lutte anti corruption aura probablement à toucher des niveaux locaux, au sein des wilayas et des communes qui n’avaient pas été épargnées par le fléau. L’entreprise est gigantesque. Elle nécessite beaucoup de temps et d’efforts. Mais le plus important reste d’arracher le mal à la racine, d’extirper la corruption mue en une culture qui s’est immiscer dans toutes les strates de notre société. Il faudra ainsi revoir les mécanismes de prévention et de contrôle, garantir l'indépendane de la Justice ainsi que l’auto-saisine de la Justice de ce genre d’affaires. La lutte contre la corruption doit aussi passer par le fisc qui a un rôle important à jouer notamment à travers les signes extérieurs de richesse.

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