Washington annonce un plan d’action pour promouvoir la liberté religieuse dans le monde

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a déclaré jeudi que les États-Unis s’engageaient à promouvoir la liberté religieuse, annonçant dans la foulée un plan d’action prévoyant "des moyens concrets" pour protéger la liberté de culte et les minorités religieuses vulnérables. "Plus tard dans la journée, nous publierons la Déclaration de Potomac et le Plan d'action de Potomac. Ces documents réaffirment l'engagement inébranlable des État-Unis à promouvoir et à défendre la liberté de religion", a déclaré Mike Pompeo à la session plénière de la réunion ministérielle sur la liberté religieuse qui se tient à Washington et à laquelle prend part le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel. Pompeo a ajouté que la déclaration et le plan d’action "recommandent des moyens concrets par lesquels communauté internationale et gouvernements peuvent faire plus pour protéger la liberté religieuse et les communautés religieuses vulnérables". Le secrétaire d’État américain a annoncé lors de son intervention une aide supplémentaire de 17 millions de dollars pour financer le déminage de la province de Ninive en Irak, où vit une minorité chrétienne irakienne qui a été chassée de ses terres par l’organisation de l’État Islamique. Le montant s’ajoute aux 90 millions de dollars décaissés cette année pour financer les opérations de déminage dans l’ensemble de l’Irak. De son côté, le vice-président américain, Mike Pence qui a donné le coup d’envoi de la session plénière, a annoncé deux initiatives portant sur l’établissement d’un programme de soutien aux victimes de génocides et de persécutions et la création d’un fonds international pour la liberté religieuse. Mike Pence a précisé que le programme de soutien aux victimes de persécutions sera axé comme première étape sur l’Irak et sera financé conjointement par le gouvernement américain et le réseau des philanthropes aux Etats-Unis. La session plénière qui se poursuit jeudi à Washington a été précédée de deux journées d’échange et de discussions sur les questions de liberté religieuse. La parole a été donnée aux victimes ayant vécu des situations de persécution pour livrer leurs témoignages. Le département d’État a déclaré jeudi qu’il allait rééditer cet événement l’année prochaine. APS

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