Une application intelligente pour la répartition « équitable et transparente » des postes d’emploi au Sud

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a fait état, lundi à Alger,  du lancement "prochain" d'une application intelligente garantissant la répartition "équitable et transparente" des postes d'emploi  dans les régions du Grand sud. "Suite à des doléances de jeunes du Grand sud sur une répartition non équitable des postes d'emploi, le ministère du Travail a élaboré une stratégie d'emploi propre à  ces régions afin de traiter scientifiquement le problème du chômage", annonçant, à ce propos, "le lancement prochain d'une application intelligente au niveau des Agences nationales de l'Emploi (ANEM) garantissant la répartition équitable et transparente des postes d'emploi", a précisé le ministre lors du Forum de la chaine I de la Radio nationale. M. Zemali a indiqué, dans ce cadre, que "des contacts existent entre son département et le ministère de l'Energie ainsi qu'avec d'autres secteurs offrant des postes de travail en vue de consacrer le taux le plus important aux enfants du Sud", appelant les jeunes de la région à "suivre des formations pour créer des micro-entreprises, notamment dans le secteur de l'agriculture". Rappelant que le Grand sud a bénéficié de 31.500 postes de travail durant les neuf premiers mois de 2018 et du financement de 556 projets de micro-entreprises", il a mis en avant "les avantages importants accordés par l'Etat aux jeunes investisseurs dans ces régions, citant l'exonération fiscale durant 10 années". Evoquant la question du chômage, le ministre a avancé "le taux de 11,1% en avril 2018, selon les données de l'Office national des statistiques (ONS) qui se base sur les normes de l'Organisation internationale du Travail (OIT)", affirmant que "ce chiffre ne reflète pas la réalité d'après les statistiques de l'ANEM". Affirmant que la promotion de l'emploi et la lutte contre le chômage "demeurent des priorités pour le Gouvernement", le ministre a relevé "une baisse du taux de chômage par rapport à l'année passée (11,7%), soulignant un recul chez les hommes de "10,1% en 2017 à 9% en 2018 et de 20,5% à 19,5% chez les femmes". Le ministre a expliqué que le Gouvernement "mise sur l'initiative des jeunes à travers la création de micro-entreprises comme meilleur moyen pour lutter contre le chômage", ajoutant que le marché de travail "accueille annuellement près d'un demi million de diplômés universitaires et centres de formation professionnelle contre 400.000 placements classiques ou via les dispositifs d'aide". A  ce propos, le ministre a démenti tout gel d'activités dans le cadre d'aide à l'emploi, affirmant que le ministère du Travail "n'a pas gelé les activités d'investissement mais orienté simplement les jeunes vers les créneaux non saturés". Il a fait évoqué, dans ce sens, "le recensement des capacités de chaque région pour mettre en valeur ses richesses en assurant une formation supplémentaire aux jeunes pour la création des micro-entreprises dans les créneaux disponibles dans chaque région". Abordant le déséquilibre financier au niveau du système de sécurité sociale et le déficit de 580 milliards de DA dont souffre la Caisse national des retraites (CNR), M. Zemali a cité plusieurs facteurs dont la non déclaration auprès de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS). "Il a été recensé 6.482.000 déclarés contre 39.523.000 non déclarés bénéficiant des avantages de la sécurité sociale et de la carte Chifa, représentant 43,21% de la population active". Expliquant encore ce déficit, le ministre a évoqué d'autres raisons comme le remboursement des médicaments, dont le montant s'est élevé en 2017 à 212 milliards de DA" et "les arrêts de travail, remboursés par les CNAS, avec 4.000.590 jours durant les 4 premiers mois de l'année en cours, soit quelque 6 milliards de DA". Revenant sur ces récentes déclarations à la presse au sujet de la carte Chiffa, M. Zemali a précisé "qu'elles ont été mal interprétés", affirmant que "le droit aux soins est garanti par la Constitution et que la prise en charge des diabétiques et des personnes atteintes d'autres maladies chroniques est un droit garanti par l'Etat quelles que soient les circonstances et les coûts". Le ministre du Travail a annoncé, à ce propos, la constitution d'un groupe de travail avec le secteur de la Santé afin de mettre en place des mécanismes permettant le recensement des citoyens bénéficiant de la carte Chifa, faisant état de mesures coercitives à l'égard des indus bénéficiaires. Pour ce qui est de la définition de la liste des métiers pénibles, le ministre a fait état de l'installation d'une commission technique composée d'experts en médecine de travail ayant tenu plusieurs réunion pour arrêter les critères d'un travail pénible, ajoutant que la commission "est en encore phase de détermination des critères avant de prendre contact avec tous les partenaires l'élaboration de la liste des métiers pénibles". Concernant les crédits octroyés par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ), M. Zemali a réitéré que "l'effacement de la dette n'est pas à l'ordre du jour", faisan état de "85% de taux de remboursement". "Les bénéficiaires ayant été présentés devant la justice sont ceux qui avaient tenté d'arnaquer l'Agence en utilisant les fonds octroyés à d'autres fins", a-t-il ajouté. Par ailleurs, le ministre a salué le pacte de stabilité et de développement signé entre le Groupe Sonatrach et la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC), soulignant que "la stabilité était la base de tout  développement". APS

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