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Tripartite : Haddad plaide la cause des entreprises du BTPH et du médicament  

  L’heure est à la réconciliation entre le gouvernement et le Forum des chefs d’entreprises. La 20e tripartite ouverte ce lundi à Annaba a été aussi celle des retrouvailles. Pour l’occasion nulle imprudence ou dérive protocolaire. Bien au contraire, dans son allocution le président du FCE, M. Ali Haddad n’a pas tari d’éloges envers l’action du gouvernement et du Premier-ministre dans le cadre du modèle de croissance économique. Car l’enjeu est de taille : la Tripartite c’est l’occasion de plaider la cause des entreprises, et pas n’importe lesquelles. Cette année, M. Haddad a choisi de défendre les firmes du BTPH et du médicament. Patron d’un oligopole, assis sur le BTPH et qui cherche aujourd’hui à se diversifier, le président du FCE évoque la contrainte que fait peser le resserrement budgétaire sur les entreprises du secteur. On ne pourra le nier, à ce sujet le patron des patrons sait de quoi il parle.  Et rien de mieux que de jouer sur l’argument de la préservation des emplois  pour faire passer ses revendications. « La situation accroît le risque de mortalité de ces entreprises. Par conséquent, une menace sérieuse pèse sur des milliers d’emplois », explique M. Haddad. Et pour y faire face rien ne vaut que « d’accorder la plus grande attention à ce secteur et d’encourager les entreprises à se déployer dans d’autres secteurs (énergies renouvelables, agroalimentaire, pharmacie, etc.) ». Pour ce qui est du médicaments, si le patron du FCE met en avant la contribution des privés nationaux dans la couverture des besoins du marché, il plaide pour la levée d’autres difficultés liées notamment à l’enregistrement des produits fabriqués localement, mais aussi et surtout à la situation des prix et des marges appliquées à la production locale, ce qui laisse à penser que celui propose l’augmentation des prix et des marges dans un secteur fortement réglementé.   Des PPP au profit des privés algériens Autre revendication de taille, permettre aux entreprises privées nationales de bénéficier de partenariats public-privé. A ce propos, le patron des patrons joue la carte du patriotisme économique qu’il dit « soutenir et revendiquer »  de même que la règle des 51/49. Or, il regrette le fait qu’à « l’heure actuelle, le Partenariat Public/Privé se réalise, essentiellement, entre le secteur public et des entreprises étrangères ».  il estime impératif, dans ce sens « d’organiser cet instrument pour servir le développement de partenariats entre le secteur public et les entreprises privées nationales ». Une piste qui mérite que l’on s’y attarde dans la mesure où les entreprises nationales seraient susceptibles d’apporter du savoir-faire et de la valeur ajoutée, et ne pas se limiter à considérer les PPP comme de nouvelles niches de marchés susceptibles de compenser le tarissement de la commande publique. Le président du FCE a ensuite énuméré les principales revendications du patronat, qui reviennent comme un leitmotiv, à l’image réforme de l’administration , l’amélioration du climat des affaires, la réforme du secteur financier et de la fiscalité dans une optique de compétitivité territoriale, l’inclusion de la diaspora, mais aussi et surtout la question du foncier, qui malgré les mesures prises dans le cadre de la LF 2017, à l’effet de permettre aux entreprises privées de réaliser des parcs industriels, sur le domaine privé de l’Etat, revient en tête des revendications des patrons   L’opportunité africaine   Enfin, M. Haddad a tenu à revenir à la charge pour ce qui est de la promotion des exportations hors-hydrocarbures, notamment en direction du marché africain. Sans doute frustré par un Forum africain de l’investissement qui s’est terminé en queue de poisson pour ce qui est de la contribution du gouvernement, le président du FCE a rappelé que 28 accords ont été conclus lors de ce Forum, a appelé à la création d’un Comité national pour l’Afrique placé sous l’autorité du Premier-ministre, histoire de clore définitivement l’incident protocolaire du 4 décembre.  Il demandera aussi la création d’une banque algéro-africaine, ou le développement du réseau d’une banque algérienne en Afrique, ainsi qu’une adhésion de l’Algérie aux espaces de libre-échange africains à l’image du COMESA, CEN-SAD, CEDEAO.

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