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« TOUT PRODUIT COMMERCIALISÉ PEUT FAIRE L’OBJET D’UN LABEL »

Slimane Bedrani. Professeur à l’ENSA

  bedrani   Propos recueillis par Lyes Bensid   Le concept de labellisation touche plusieurs produits agricoles, agroalimentaires et même toutes sortes de produits industriels. Quels sont les différents labels (qualité, origine...etc) ? Au sens juridique du terme, un label est «une marque syndicale protégée qui atteste qu’un produit a été fabriqué conformément aux conditions de travail prévues par la loi ou la convention collective ». Dit autrement, un label « est une marque distinctive créée par un syndicat professionnel ou un organisme parapublic et apposé sur un produit commercialisé pour en garantir la qualité, voire la conformité avec des normes de fabrication ». Un label se définit par la spécificité ou le niveau de qualité d’un produit pour le distinguer de produits concurrents. De ces définitions on conclut que tout produit destiné à la commercialisation peut faire l’objet d’un label. Les labels peuvent être des labels d’origine (région, terroir) (par exemple, les vins d’appellation d’origine contrôlée(VAOC), la Deglet Nour de Tolga , les figues de Beni Maouche,…). Ils peuvent être à la fois des labels d’origine et de qualité, si le produit doit être fabriqué (ou cultivé) selon des normes définies (par exemple, sans colorants, ou produits sans engrais ni produits chimiques de traitement contre les maladies ou parasites).   Quelle est la différence entre un label et une certification? Et quels sont les critère devant permettre à un produit d’être labellisé ? La labellisation est différente de la certification. La certification consiste pour les entreprises à faire certifier leurs compétences et leur savoir-faire auprès d’organismes qui sont juridiquement reconnus pour cela (organismes certificateurs). « La certification est une attestation réalisée par une tierce partie (organisme certificateur) relative à des produits, des processus, des systèmes ou des personnes, grâce à des audits, des essais, des examens et toute autre activité de surveillance. (exemples : ISO 9001, Agriculture Biologique, Diagnostiqueurs immobiliers, Bâtiment Basse Consommation, etc.) »   Le label a été pendant longtemps un enjeu pour les produits tentant l’aventure à l’export. Pouvons-nous dire qu’il s’agit aujourd’hui d’apprendre aux algériens de consommer autrement ? Sur le plan quantitatif, la situation alimentaire des Algériens s’est très sensiblement améliorée. En effet, la ration alimentaire par tête est passée de 1 685 Kcal au lendemain de l’indépendance (moyenne sur 5 ans (1963-1967) à 3 112 Kcal ces dernières années (moyenne 2007-2011 ). L’algérien « moyen » ne souffre donc plus de la faim, mais la qualité de la nourriture laisse à désirer : par exemple, pour les protéines animales, on reste encore loin de la ration moyenne en 2011 en France (71 g/tête/jour contre 22,8 g/tête/jour en Algérie) ou en Espagne (65,2 g/tête/jour). Plus grave en matière de qualité est que la consommation de matières grasses et de sucre augmente de façon telle que la FAO estime que le nombre d’obèses forme 17,5 % de la population (en 2011).N’échappant pas à la tendance mondiale, l’Algérie urbaine a vu les fast food et autres pizzerias se multiplier étendant la « mal bouffe » à une population de plus en plus importante. Il serait donc temps d’essayer de freiner ce mouvement en éduquant les consommateurs vers une plus grande qualité des aliments. En ce sens, il importe de les inciter à privilégier les produits de nos terroirs, base essentielle de la « diète méditerranéenne » tant vantée pour ses effets bénéfiques sur la santé humaine. Ce faisant, on diminuerait notre dépendance alimentaire et on contribuerait à soutenir le secteur agricole. L.B.  

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