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Sonelgaz : Relever le défi du renouvelable

Par Samira G.

La transition énergétique est plus qu’un concept à la mode, c’est une réalité dans de nombreux pays du monde, notamment en Europe du nord. Le déclin des gisements pétroliers et gaziers ainsi que la hausse exponentielle des coûts d’extraction précipitent, d’ailleurs, le passage au renouvelable et l’intégration progressive des énergies alternatives dans les mix énergétiques nationaux. C’est le cas dans beaucoup de pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord où le renouvelable fait un grand bond en avant, notamment, aux Emirats arabes unis et dans certains pays importateurs nets de pétrole. Le défi est, d’autant, plus important pour de nombreux pays exportateurs de pétrole. C’est le cas de l’Algérie qui s’est assigné des objectifs ambitieux en la matière.

Le Programme national des énergies renouvelables ambitionne la mise en place de 22 000 méga watts en renouvelable à l’horizon 2030. Un programme qui comprend non seulement la mise en place des capacités de production en photovoltaïque et en éolien mais aussi, le développement d’un réseau électrique interconnecté entre le Nord et le Sud, permettant ainsi la création de grande centrales à Timimoun, In Salah ou Bechar. Le groupe public Sonelgaz est, d’ailleurs, l’un des atouts majeurs sur lesquels comptent les pouvoirs publics pour la réalisation de ces objectifs. Bien que Sonelgaz n’ait pas l’exclusivité du PNR, celui-ci s’illustre par des réalisations bien concrètes en la matière, tels que la création d’une ferme éolienne à Adrar, ou encore la mise en place de plusieurs centrales solaires photovoltaïques qui totaliseront une capacité de 353 méga watts sur les 388 MW de capacités installées en renouvelables, pour un investissement de 80 milliards de dinars, entièrement financé par Sonelgaz. Il n’en demeure pas moins que la concrétisation de ces objectifs, est soumise à un certain nombre de préalables. Le P-DG du groupe Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa en a énuméré quelques-uns au cours de ces dernières sorties médiatiques.

Il estime, ainsi, qu’asseoir l’ensemble du programme du renouvelable sur le seul développement de l’éolien et du photovoltaïque tronquerait les capacités en la matière. Il a plaidé pour l’introduction d’au moins 6500 MW de solaire thermique avec stockage. Il évoque aussi la nécessité d’intégrer l’industrie nationale dans la filière du renouvelable via la fabrication locale d’équipement. M. Bouterfa évoque enfin les problématiques liées au financement, en citant le report, faute de fonds, d’un projet en partenariat international, incluant l’ENIE, et qui devait permettre de produire 400 MWc en panneaux photovoltaïques et qui aurait coûté 100 milliards de dinars par an en centrales solaires. Le P-DG de Sonelgaz appelle à « être plus audacieux vis-à-vis des énergies décarbonées et prendre les risques financiers et technologiques », afin d’assurer « la transition vers l’économie verte ».

S.G.

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