Sonatrach va revoir l’organisation de ses ressources humaines en 2019

Le Groupe Sonatrach compte parmi ses priorités les "plus importantes" à réaliser en 2019, la révision de l’organisation de ses ressources humaines, avec une possible augmentation des salaires des employés, a indiqué mardi à Timimoune le P-dg de cette compagnie, M. Abdelmoumen Ould Kaddour. Lors d’un point de presse tenu à l’issue d’une visite de travail des les régions de Tamenrasset, Ain Salah, Adrar et Timimoune, le P-dg de Sonatrach a indiqué que parmi les priorités du groupe pour l'année 2019, figure la révision de toute l’organisation des ressources humaines, qui débouchera probablement sur une hausse des salaires des employés de la compagnie. Et d’ajouter, qu’en comparaison à d’autres compagnies du monde qui ont la même organisation que Sonatrach, cette dernière est placée dernière en termes de salaires versés aux employés. "Nous ne pouvons pas continuer comme cela, durant les dernières années, nous avons perdu 16.000 employés et si cela continue nous perdrons les cadres de qualité que nous avons", a souligné M. Ould Kaddour. Aussi, le Groupe compte revoir en 2019 ses capacités de production et inaugurer la raffinerie d’Alger chose qui "aurait dû se faire il y a longtemps", a précisé son P-dg. Sur un autre registre, il a évoqué la forte fluctuation du prix du baril de brut sur le marché international, faisant que pour l’instant le groupe ne peut que s’en tenir qu’aux engagements qu’il a déjà fait, notamment en termes de raffinerie. "Avec un baril de brut à 50 ou 60 dollars sur le marché mondial de pétrole, il serait difficile de projeter des investissements pour l’année prochaine, Nous espérons que le baril atteindra les 70 ou 80 dollars pour que nous puissions voir quels investissements engager", a-t-il poursuivi. En réponse aux journalistes concernant la commercialisation des produits de la raffinerie d’Augusta (Italie), M. Ould Kaddour a souligné que ces derniers disposent "d’une valeur ajoutée supérieure en Europe en comparaison à celle qu’ils ont en Algérie, vu que les contraintes spécifiques de l’analyse dans le pays sont moins contraignantes qu'en Europe". Ainsi, selon ses propos, ces produits sont "plus intéressants à vendre en Europe qu’en Algérie", notant qu’il y aura quand même une partie de cette production qui sera destinée à la consommation nationale. Cette usine, rappelle-t-il, produit 10 millions de tonnes annuellement, soit 3 fois plus que celle d’Alger et 2 fois plus que celle de Hassi Messaoud. En outre, a-t-il dit, "nous sommes en train de monter un simulateur pour pouvoir optimiser toutes les raffineries vu que chacune d’entre elles génère des produits avec des spécificités données cela permettra de savoir quels sont les produits à produire et où les vendre". Et d’ajouter que l’Algérie pourra probablement cesser d’importer des produits raffinés pour subvenir aux besoins nationaux en 2019 grâce aux productions des différentes raffineries de la Sonatrach, notamment celle d’Augusta. Ceci permettra alors au pays de se passer de ces importations coûteuses en produits raffinés, rappelant que durant les 10 dernières années, elles ont représenté environ 25 milliards de dollars.

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