Sonatrach : Quand Rougab fait dans le trafic d’influence

    Le Hirak a libéré la parole. Le mur de la peur a été brisé et les langues se délient.  Brimés et  terrorisés depuis deux décennies, nombreux sont les cadres qui dénoncent la gabegie, le trafic d’influence et la corruption. Au sein de la Sonatrach, matrice de la rente, l’omerta est rompue. Plusieurs détails remontent ainsi à la surface concernant l’organisation de la Direction SH 2030 et qui est actuellement l’objet d’investigations approfondies de la part de la Justice. Celle-ci s’intéresse d’ailleurs au rôle de l’agence américaine de consulting Boston Consulting Group laquelle a participé à la mise en place de la stratégie SH2030. Selon plusieurs sources concordantes, certains consultants de BCG ont coûté pas moins de 6.000 euros/jour pour leurs interventions.  Une situation qui n’aurait été possible que grâce à la complaisance de Fethi Arabi, « un cadre inexpérimenté dans la gestion de projets », nous explique-t-on, et auquel  le management de Sonatrach à confié la Direction de transformation SH 2030. Une complaisance qui s’est illustrée par l’accueil de proches du Top management de la Sonatrach, ainsi que les enfants de hauts gradés, et même de Mohamed Rougab, l’ex-secrétaire particulier de Bouteflika.  On nous explique d’ailleurs que Mohamed Rougab a facilité les affaires de ses enfants, profitant d’un poste très influent au sein de la présidence de la République.  On nous rappelle ainsi, que Marhoune Rougab, fils de Mohamed Rougab et propriétaire des entreprises de Communication Allégorie et Fifty4 devenues leaders de la communication et de publicité en Algérie. D’ailleurs, Allégorie a obtenu un marché de gré à gré, nous précise-t-on encore, de 14 millions de dinars pour la réalisation d’un film à l’occasion des jeux méditerranéens d’Oran, pour le compte de Sonatrach.  

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