Sonatrach : ces marchés douteux qui risquent d’emporter Ould Kaddour

Le P-DG de la Sonatrach fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire national. Comme nous l’écrivions la semaine dernière, celui-ci n’a pas pu, pour cette raison, assister au LNG 2019 à Shanghai (lire l’article sur le lien suivant :  Ould kaddour empêché de se rendre au LNG de Shanghai). Abdelmoumene Ould Kaddour risque d’avoir maille avec les services de gendarmerie nationale. En cause, plusieurs marchés douteux. Il s’agit en premier lieu de problèmes en ce qui concerne la commercialisation des hydrocarbures, notamment en raison de certaines transactions qui sont passées par la place financière suisse. Notre source évoque aussi un marché relatif à la récupération et la cession de déchets ferreux. Selon une source proche du dossier, il s’agit des déchets résultants du traitement des bouteilles de gaz « réformées » par Naftal. Un marché qui a été exclusivement accordé au Turc Tosyali.  Un marché qui peut paraître insignifiant au premier abord, mais qui représente des milliards rien que sur certains segments des bouteilles de gaz. Notons aussi que depuis la nomination de Ould Kaddour, Sonatrach a procédé au recrutement, de gré à gré, d’une agence internationale de  relations publiques, TBWA. Malgré l'existence de structures dédiées, tout aussi professionnelles et étoffées au sein de la Sonatrach, TBWA a pris en charge l'ensemble de communication interne et institutionnelle de la firme publique. D'après nos sources, le montant global de la prestation s’élèverait à environ dix millions d’Euros. Le plus grave est que la prestation n'est pas conforme aux clauses du contrat. Ce qui a poussé la Banque d'Algérie à bloquer le transferts de devises, affirment nos sources. Il faut dire que depuis son arrivée à la tête de Sonatrach, Ould Kaddour fait polémique, notamment, en raison de sa politique ayant contribué à écarter les compétences algériennes des circuits de décision au profit de cabinets de consulting  américains.  Depuis sa nomination, il y a deux années, c’est sans doute, le rachat de raffinerie sicilienne d’Exxon Mobil qui risque de réserver le plus de surprises. Celle-ci s’avère déjà être un véritable gouffre financier pour Sonatrach.

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