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Saïd Bouteflika : la chute du Raspoutine Algérien

Qui l'aurait pensé, il y a encore quelques mois, qui aurait cru que Saïd Bouteflika, ce Raspoutine Algérien finisse de la sorte ? Le frère préféré de "Sidi Lekbir" ou "Sidi Hbibi" a fini par trébucher pour enfin tomber sous les coups de butoir du hirak qui n'a cessé de demander sa tête. Saïd, dans sa folie des grandeurs, n'a rien vu venir et pensait que ce n'était qu'un chahut de gamins qui finiront par rentrer chez eux, las et fatigués. Saïd s'est cru invulnérable au point d'engager tout le devenir de sa fratrie et de son clan de plus en plus puissant mais pas autant que le peuple adossé à son armée. Saïd avait commencé à agir en parfait président dés l'année 2008, à la veille du troisième mandat, le mandat de trop. Rien ne se faisait sans son aval. Son frère ainé voyait, savait et laissait faire. Son regard porté sur son petit frère ressemble à celui de ce père qui regarde candidement son fils grandir et devenir puissant. Abdelaziz voyait en Saïd ce fils qu'il n'a pas eu faisant de lui son héritier, son Dauphin et lui imaginant un avenir présidentiel. Abdelaziz qui ne comptait livrer le pouvoir qu'à son frère espérait perpétuer son règne. Les choses auraient été autrement si ce n'est l'opposition, en 2016, de certains militaires et d'une partie de la classe politique faisant capoter l'idée d'une probable vice-présidence, poste taillé sur mesure sur la première mouture de la Constitution de 2016. Les prémices d'une transmission dynastique du pouvoir se faisaient sentir dés l'aggravation de la maladie du président de la République. Saïd faisait et défaisait la politique tout comme les décisions les plus importantes de la nation. Il nommait et dégommait à tour de bras. On riait quand il riait s'oubliant même dans les endroits les plus sacrés. Tout passe, désormais par le conseiller spécial du chef de l'État. La rue chuchote son nom, un nom qui fait peur et ou ouvre des portes. Les plus "privilégies" qui avaient eu la chance de l'avoir approché, lui avoir parlé ou obtenu son numéro de téléphone personnel se comptaient sur les doigts de la main et ne se cachaient pas de se montrer "arrogants". Ce sont "les élus" de Saïd pour ne pas dire ses hommes de main. Ils n'étaient pas cooptés, ils s'étaient "offerts" et leur soumission est inconditionnelle.

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