Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Saâdani, Laksaci, les importateurs et le général à la retraite…

Qu’est ce qui fait donc courir le secrétaire général du FLN ? Amar Saâdani a brillé lors de ses dernières sorties médiatiques par des attaques sans communes mesures envers le Gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci et le ministre des Finances, M. Abderrahmane Benkhalfa. Le patron du FLN a fait porter toute la responsabilité du glissement du dinar ainsi qu’une part de l’échec économique du pays à ces derniers. Il emboîtera même le pas à l’un de ses députés qui avait exhorté le gouverneur de la Banque d’Algérie à présenter sa démission. Le ministre des Finances n’a pas, non plus, été épargné. Saâdani a accusé le premier argentier du pays de ne laisser « aucune liberté aux banques » lesquelles ne sont que « de simples guichets », et l’a même traité d’incompétent en affirmant que « ce département ministériel continue de fonctionner avec des photocopies de programmes dépassés ». Se pose alors la question : pourquoi tant de verve ? Selon certaines indiscrétions, le gouverneur de la Banque d’Algérie ferait actuellement les frais d’une purge et de règlements de comptes. L’on nous explique que Mohamed Laksaci serait ainsi puni pour sa proximité avec un haut gradé de l’ANP à la retraite et qui aurait fait un bref passage à la BA en tant que conseiller. Un certain général Chafik qui n’est pas étranger au traitement des scandales de corruption ayant entaché la Sonatrach ( ! ). Un argument qui peut, en partie, expliquer les propos de Saâdani qui a affirmé, dans un entretien au média électronique TSA, que « la Banque d’Algérie n’a jamais été gérée par Laksaci, mais par un général à la retraite. Nous ne sommes pas avec Laksaci puisqu’il a trahi la confiance du président Bouteflika. Nous voulons qu’il démissionne ou que l’on mette fin à ses fonctions ». Cependant, la cabale que mène l’ex- parti unique contre certains des responsables du gouvernement, et qui a commencé par un lynchage en bonne et due forme du Gouverneur de la Banque d’Algérie de passage au Parlement, pourrait aussi cacher des motivations beaucoup plus concrètes. L’on nous explique que cette campagne a commencé juste après l’introduction d’une procédure de pré-domiciliation bancaire, pour débusquer les tentatives de fraude dans le commerce extérieur et qui dérangerait de fait les intérêts des importateurs. D’autres observateurs avancent un autre argument, celui d’une divergence de vues au sommet concernant le recours ou non à la planche à billets pour le financement du déficit budgétaire. Mystère et boule de gomme !  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *