Report de la présidentielle : un nouveau sursis pour le systeme Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika ruse et se donne un sursis jusqu’à 2020. Dans un communiqué publié ce lundi soir, le président de la République a décidé de reporter les élections présidentielles prévues le 18 avril, lesquelles ne se tiendraient qu’après la conférence nationale suivie d’un referendum pour l’adoption d’une nouvelle Constitution (Lire sur ce lien le texte intégral du message du Président Bouteflika). En clair, Bouteflika compte demeurer à son poste jusqu’à 2020 au moins pour piloter la transition. Constitutionnellement le mandat  du président de la République arrive à terme le 17 Avril 2019, date à laquelle Bouteflika doit remettre les clés d’El Mouradia au peuple Algérien qui décidera le 18 Avril qui sera son prochain président. La question du report relève des compétences du Conseil constitutionnel, de quel droit donc Bouteflika reporte les élections et décide de ce qui sera souhaité par le peuple ? Bouteflika ne peut en aucun cas reporter cette échéance, à moins de remettre immédiatement sa démission au Conseil constitutionnel qui réunira les deux chambres parlementaires et déclarera l’Etat d’exception. L’institution de Tayeb Belaiz permettra légalement  à la désignation d’un chef de l’Etat et non un président de la République afin d’assurer la transition jusqu’aux prochaines élections présidentielles dont la date sera décidée par ce même Conseil constitutionnel. Un scenario qui rappelle le Congo de Joseph Kabila qui en 2016, ne pouvant se représenter pour un troisième mandat, a reporté sine die l'élection présidentielle.

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