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Réouverture du dossier Khalifa : Sidi Saïd sera-t-il cette fois-ci inquiété ?

La Justice rouvrira tous les grands dossiers de corruption et de détournement de deniers publics ayant marqué les vingt dernières années. Le Général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah le garantit, maintenant que « que la justice, qui a recouvert ses pleines prérogatives, agira en toute liberté, sans contraintes aucunes, sans pressions ni ordres, pour entamer des poursuites judiciaires (…), nous rassurons l’opinion publique que la question s’étendra à tous les dossiers précédents, comme l’affaire d’El Khalifa, de Sonatrach et du Boucher (…) ». La réouverture des dossiers signifie une chose : la Justice n’a pas pu aller au bout de l’enquête et des responsables impliqués dans ces affaires ont pu échapper au châtiment. La plus emblématique est certainement l’affaire Khalifa, le tribunal ayant vu défiler bon nombre de responsables et de ministres à l’image d’Abdesselam  Bouchouareb ou d'Abdelmadjid Tebboune. L’affaire a été jugée deux fois en 2007 puis en 2015 après l’extradition de Rafik Abdelmoumen Khalifa. Des révélations, les deux procès en ont promis. Mais le plus marquant reste le témoignage du patron de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, en 2007. Celui-ci, qui comparaissait à l’époque en tant que témoin, a été interrogé par la Juge sur le dépôt de pas moins de 9,9 milliards de dinars provenant des excédents de trésorerie de la Cnas au niveau de Khalifa Bank. Des fonds qui, depuis, ont été perdus. Celui-ci avait, rappelons-le, signé un procès verbal de réunion du Conseil d’administration de la Cnas, laquelle réunion n’a jamais eu lieu, pour décider du dépôt de ces fonds au niveau d’Al Khalifa Bank. Les témoignages révèleront durant le procès que la tutelle n’a jamais été informée comme le stipule la loi. Interrogé avec instance par la juge sur cette décision, Sidi Saïd dira tout simplement : « J’assume » ! Un "J'assume" qui ne lui a jamais valu d'être inquiété par la Justice ! Depuis les équilibres financiers de la Cnas ont été compromis. Abdelmadjid Sidi Saïd a, quant à lui, jouit d’une certaine proximité du pouvoir politique et du désormais ex-patron du FCE Ali Haddad. Mais le Hirak est passé par là et son mandat à la tête de l’UGTA va être écourté grâce à la convocation anticipée d’un congrès de la Centrale syndicale. Une question demeure, la réouverture du dossier permettra-t-elle de renvoyer Sidi Saïd à la barre, en tant qu’accusé cette fois-ci ?

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