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Rejet de l’impôt sur la fortune : « il aurait été plus judicieux d’améliorer le rendement de l’ISP »

L’administration fiscale est « archaïque ». C’est en ces termes que M. Mohamed Chérif Belmihoub, Professeur d’économie,  a décrit le fonctionnement et les bases de données du fisc algérien.  Intervenant, mercredi sur les ondes de la Radio nationale, M. Belmihoub a estimé que l’article du projet de loi de finances pour 2018 relatif à l’impôt sur la fortune, et qui a été supprimé par l’Assemblée populaire nationale, n’a pas été « bien préparé ». C’est ce qui a donné, selon lui, l’argument aux députés qui l’ont rejeté au motif qu’il était difficile à mettre en œuvre. Le professeur d’économie pense d’ailleurs qu’il aurait été plus judicieux d’améliorer le rendement de l’impôt sur le patrimoine, d’autant, dit-il, que celui-ci est habituellement investi dans le patrimoine personnel de l’entrepreneur et non dans celui de l’entreprise. L’économiste s’est également exprimé à propos de la structure des recouvrements fiscaux. Il rappelle ainsi que 42% du produit de la fiscalité ordinaire proviennent des ponctions sur les revenus, à raison de 34% sur les salaires (IRG) et 8% sur les bénéfices des sociétés (IBS), il observe qu’il s’agit là d’une situation  « anormale », d’autant que, relève-t-il, les impôts sur l’activité « rapportent moins ». Interrogé à propos de l’informel, M. Belmihoub estime que seules des enquêtes « géantes, empiriques et sérieuses», menée sur le terrain, sont à même de l’évaluer précisément. Et d’ajouter que quand le gouvernement ne contrôle que quelques segments de l’économie et que les autres sphères échappent totalement à son contrôle, ces dernières ont tendance à s’élargir de plus en plus.

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