Reconnaître El Qods comme capitale d’Israël mettrait fin à l’effort de paix

Le haut conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, Nabil Chaath, a prévenu mardi Donald Trump que toute reconnaissance par les Etats-Unis d’El Qods comme capitale d'Israël signifierait la fin de l'effort mené par l'administration américaine pour relancer l'entreprise de paix. "Nous n'accepterons plus la médiation de l'Amérique, nous n'accepterons plus la médiation de M. Trump. Ce sera la fin du rôle joué par les Américains dans ce processus", a dit M. Chaath à des journalistes.  M. Chaath a renouvelé la mise en garde contre la réaction de la rue palestinienne et arabe. "Je ne sais pas si cela provoquera des violences, mais il y aura sans nul doute des manifestations populaires partout. J'espère qu'il n'y aura pas de violences", a-t-il dit. Mais "des violences pourraient éclater dans le monde arabe, qu'on ne pourrait pas contrôler". "Nous aurions accepté le processus américain s'(ils s'étaient) engagés à respecter les règles du jeu", a dit M. Chaath. "Nous ne demandons rien d'autre que la solution à deux Etats. M. Trump et son administration sont en train de violer (ce principe), ils ne jouent pas le jeu, et nous n'allons pas jouer leur jeu", a-t-il dit. Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a jugé "dangereuse" mardi une possible décision de déplacer l'ambassade américaine à El Qods qui consacrerait une reconnaissance de cette ville comme capitale d'Israël. M. Aboul Gheit a déclaré devant les membres de l'institution panarabe que la réunion convoquée mardi était due "au danger de cette question, si cela devait arriver, et aux possibles conséquences négatives pas seulement pour la situation en Palestine mais aussi dans la région arabe et islamique". Il a estimé qu'un éventuel déménagement de l'ambassade américaine représentait une "menace (sur) la stabilité régionale". "Cette décision mettrait fin au rôle des Etats-Unis comme médiateur de confiance entre les Palestiniens et les forces d'occupation", a-t-il ajouté. Mardi matin encore, le président turc Recep Tayyip Erdogan, a averti que le statut d’El Qods était "une ligne rouge" pour les musulmans, évoquant une possible rupture diplomatique avec Israël si Washington devait reconnaître la ville sainte comme capitale de l’Entité sioniste.

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