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Rapport de la Banque mondiale sur l’Algérie : la hausse des taxes affecte la croissance

  La Banque mondiale table sur un ralentissement de la croissance de l’économie algérienne au second semestre 2017 et en 2018. Dans sa mise à jour semestrielle des perspectives de l’économie mondiale, l’Institution de Bretton Woods dresse un tableau en clair-obscur de la situation économique de l’Algérie, estimant que si le premier semestre 2017 a connu une reprise de la croissance en raison de la hausse de l’activité hydrocarbure, la deuxième moitié de l’année devrait souffrir de l’impact de la hausse des taxes, ainsi que des droits de douanes à l’importation. Elle évoque aussi l’impact du déclin des dépenses publiques dans le sillage des mesures d’assainissement des finances publiques. Le rapport en question précise qu’« une forte croissance de la production d’hydrocarbures et des dépenses publiques supérieures aux prévisions ont sous-tendu une croissance économique solide au début de l’année 2017 ». Selon les estimations, la croissance du PIB réel a augmenté de 3,7 % au premier trimestre, principalement en raison de la forte production dans le secteur des hydrocarbures, qui a augmenté de 7,1 %. La croissance dans le secteur hors hydrocarbures a ralenti pour s’établir à 2,8 %, contre 4 % au cours de la même période en 2016. Le déclin a été particulièrement marqué dans le secteur manufacturier, où la croissance est tombée à 3,9 %, contre 5,1 % au premier trimestre de 2016 ; les chiffres correspondants pour l’agriculture sont de 3 % et 4,8 % respectivement. Jusqu’ici, l’inflation se situe au-dessus de 6 % pour l’année. La BM précise toutefois que les défis structurels limitent toutefois la croissance des hydrocarbures et l’inflation continue d’augmenter. Un double déficit important persiste, amenuisant l’épargne et les réserves budgétaires. À moyen terme, la croissance devrait reculer et le double déficit se réduire avec la mise en œuvre par le gouvernement de mesures d’assainissement budgétaire », indique le rapport qui préconise néanmoins de mener des réformes liées aux subventions et qui nécessiteront une gestion prudente pour protéger les acquis en matière de réduction de la pauvreté. Pour le bailleur de fonds international, la croissance devrait accuser un ralentissement net au second semestre de 2017 et en 2018 à mesure que les réformes d’assainissement des finances auront des effets. Avec la stabilisation de la production de pétrole, la croissance globale diminuera et l’impact de la hausse des taxes et des droits d’importation pèsera sur la croissance du secteur hors hydrocarbures. En conséquence, la croissance du PIB devrait s’établir à 2,2 % pour l’année 2017. Elle peinera à franchir la barre de 2 % en 2018-2019– « soit une croissance anémique pour un pays à revenu intermédiaire présentant une prédominance démographique de la jeunesse », estime la BM. Alors que le démarrage de la production à partir de nouveaux puits de pétrole stimulera l’activité économique, la croissance dans le secteur hors hydrocarbures fera les frais des mesures d’assainissement budgétaire découlant de l’aversion du gouvernement aux emprunts extérieurs. Le double déficit devrait se situer à des niveaux soutenables d’ici à 2020. Si le processus d’assainissement budgétaire se poursuit à un rythme plus lent qu’en 2017-2019 – la trajectoire budgétaire présentée dans la loi de finances de 2017 – les réductions des dépenses publiques affecteront principalement les dépenses en capital, atténuant l’effet à court terme, mais assombrissant davantage les perspectives de croissance à long terme, avertit encore la Banque mondiale.
Reprise de la croissance dans la région Mena
Pour ce qui est de la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA, l’Institution de Bretton Woods estime qu’en dépit d’un ralentissement de la croissance en 2017 de l’ordre de 2,1%, les perspectives économiques dans devraient s’améliorer en 2018 et 2019, la croissance dépassant 3 % selon le Bulletin d’information économique de la région MENA intitulé « Crise des réfugiés dans la région MENA, relever le défi du développement ».  Au sein de la région MENA, les exportateurs et importateurs de pétrole tireront tous profit d’une amélioration constante de la croissance mondiale, de l’augmentation des échanges avec l’Europe et l’Asie, d’une plus grande stabilité des marchés de produits de base – particulièrement du pétrole – et des réformes entreprises dans certains pays de la région. Le rapport analyse l’impact de l’instabilité grandissante dans la région sur les perspectives de croissance, les performances étant inférieures de moitié à leurs niveaux d’avant 2011, ce qui fait qu’il est difficile de s’attaquer au problème du chômage des jeunes et de répondre aux besoins du grand nombre de personnes déplacées à travers la région par suite de conflits qui se prolongent.  

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