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QUEL LABEL DE QUALITÉ POUR QUEL CHALLENGE ?

Samira Ghrib   Les labels et procédures de labellisation se multiplient dans notre pays. Entre les labels certifiant la qualité, l’origine, et ceux certifiant et préservant le terroir algérien, les consommateurs habitués à être peu regardants sur ce qu’ils achètent se perdent au milieu des appels à la labellisation des produits algériens. Selon la définition la plus courante un label est une « étiquette ou marque spéciale créée par un syndicat professionnel ou un organisme parapublic et apposée sur un produit destiné à la vente, pour en certifier l’origine, la qualité et les conditions de fabrication en conformité avec des normes préétablies ». La procédure de labellisation implique donc une procédure de certification selon certaines normes. C’est ainsi que les labels peuvent certifier la qualité, l’origine, une origine contrôlée ou protégée pour les produits du terroir et du patrimoine, la conformité aux spécificités de l’agriculture bio, du respect de l’environnement, ou encore la certification Halal, entre autres. Ces labels sont d’ailleurs reconnaissables par une marque où un logo apposés sur le produit et peuvent concerner tous les biens commercialisables. Une question se pose cependant : quelle est l’utilité d’un label ? La labellisation a été longtemps considérée comme une question secondaire. Celle-ci a cependant été prise en charge dans le cadre de la promotion des exportations des produits du terroir. La prise de conscience a été forcée dès lors que les produits algériens ne bénéficient d’aucune protection. Le label Deglet Nour qui a été pillé en est la parfaite illustration. C’est dans ce sens qu’un comité national de labellisation des produits du terroir a été mis en place, et le système de qualité des produits agricoles ou d’origine agricole destinés à la commercialisation a été fixé par décret. Et c’est dans ce sens que la Deglet Nour de Tolga, la figue de Beni Maouche (Béjaïa) et l’olive de table de Sig devraient être exportées sous un label international. Mais bien au-delà des enjeux liés à l’exportation, la labellisation s’inscrit aujourd’hui dans une démarche de reconquête du marché intérieur et de transformations des habitudes de consommation des Algériens. C’est dans ce sens que l’Association des producteurs algériens de boissons a lancé en 2012 un label qualité Apab. L’objectif : habituer le consommateur algérien à être plus regardant et plus exigeant quant à la qualité et à la traçabilité de ce qu’il consomme. C’est aussi une démarche que le Forum des chefs d’entreprises pour encourager la consommation de produits algériens. Celui-ci avait d’ailleurs lancé plusieurs campagnes de communication ayant pour slogan « Consommer algérien » sans que cela n’ait l’impact escompté. Le label «Origine Algérie Garantie» se fixe ainsi l’objectif de promouvoir les produits présentant un fort taux d’intégration industrielle en Algérie. S.G.  

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