Que reste-t-il du hirak ?

Le hirak ou du moins, ce qui en reste, est sorti une 44eme fois. Cette enieme manifestation est le premier vendredi suivant l’investiture du nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune. La rue algérienne a été encore partiellement squattée. Partiellement, car le mouvement s’est effrité et beaucoup de citoyens ont préféré rentrer chez eux considérant que leurs doléances ont été en partie prises en charge, notamment après le départ des fameux deux « B » suivis du ministre de l’intérieur, mais surtout rassurés par les engagements pris par le nouveau président de la République. Cependant, sans revendications et sur fond de boissons minérales, gazeuses, dattes et couscous mis à la disposition des marcheurs, une partie du peuple algériens persiste à sortir promettant de ne « jamais s’arrêter ». Ce « slogan » accompagné tantôt de « Allah Akbar », tantôt de « pouvoir assassin » en dépit du fait qu’aucune victime n’a été déplorée dix mois durant, mérite qu’on s’y attarde. Qui sont donc ces « crieurs » autrefois diamétralement opposés au point de s’être entre-tuer ? Qui organise cette ripaille et offre toutes ces victuailles, avec quel argent ? Qu’attend-on du nouveau président, maintenant que ce dernier chef de l’État semble résigné à nettoyer les écuries des Bouteflika et à remettre de l’ordre dans la maison Algérie ? N’est ce pas à cela qu’aspirait le hirak original ? À moins d’une intention malveillante et d’une anarchiste ambition projetant le chaos, répondant à des desseins fomenter quelques parts dans une taverne, boui-boui d’outre-mer, le hirak n’a plus aucune raison d’être sinon celle d’accompagner le nouveau locataire d’El Mouradia, le surveiller, le conseiller et l’orienter dans son œuvre pour qu’elle soit bienfaitrice.

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