Quand les spéculateurs font flamber les prix

Nombreux sont les commerçants qui ont saisi l’argument des taxes introduites dans le cadre de la loi de finances 2017 pour faire monter les prix des produits alimentaires de large consommation avant même l’entrée en vigueur de celle-ci. Les derniers chiffres du ministère du Commerce démontrent ainsi que quelle manière les spéculateurs ont fait flamber les prix dès le mois de décembre derniers. Le bilan du département de Bakhti Belaïb, repris par l’APS aujourd’hui,  démontrent que les prix à la consommation pour la quasi-totalité des produits alimentaires se sont envolés entre décembre 2015 et décembre 2016.  A l’exception du lait en poudre destiné à la consommation des adultes, l’oignon et les viandes blanches et rouges, dont les prix ont très légèrement baissé,  tout est beaucoup plus cher. C’est à l’image des légumes frais comme l’ail importé (+30,2%), la tomate fraîche (+18,5%), la pomme de terre (+2%) et l'ail local sec (+1,2%). Au chapitre légumes secs, se sont les prix des pois chiches qui enregistré la plus forte progression (+63%), alors que celui des haricots secs a grimpé de 6,6% et des lentilles de 5,3%. S’agissant des autres produits du garde-manger on notera une hausse notable des prix du lait en poudre infantile (+9,8%), de la levure sèche (+8,9%), des pâtes alimentaires (+8%), du concentré de tomate (+6,7 %), du café (+6,7%), de la farine conditionnée (+6,3%), le thé (+6,1%), du riz (+5,7%), du sucre blanc (+3,5%), des huiles alimentaires (+1%) et de la semoule ordinaire (+0,3%). Enfin les prix des ont augmenté de 36,4%.   Déséquilibres régionaux Mais ce qui est le plus frappant à la lecture du bilan du ministère du Commerce , ce sont les disparités de prix substantielles entre les régions du pays pour des produits alimentaires, qui s'expliquent essentiellement par les habitudes alimentaires d'une région pour certaines denrées, les frais de transport pour les wilayas éloignées et la spécialité agricole d'une région pour ce qui concerne les légumes et fruits ainsi que les viandes, mais parfois sans explication. Ainsi, le prix moyen de la pomme de terre était, en décembre 2016, de 44 DA/kg dans la région de Blida contre 57 DA à Ouargla et à Bechar (différence de l'ordre de 13 DA), alors que l'ail local coûtait 459 DA/kg sur les étals de Bechar contre 634 DA à Alger (différence de 175 DA). Concernant les produits d'épicerie, le prix moyen du lait en poudre infantile était à 407 DA à Oran et à 490 DA à Sétif (différence de plus de 80 DA). Même tendance pour le prix de la farine conditionnée qui est moins chère à Oran avec 42 DA/kg contre 59 DA à Annaba (différence de 17 DATrès prisé dans le sud du pays, le thé était vendu durant le mois de décembre dernier à 414 DA/kg à Oran contre 901 DA à Ouargla (une différence de près de 490 DA !  

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