Présidentielles au Mali: un scrutin sous haute sécurité

Pour permettre la tenue du scrutin sur la plus grande partie du territoire, plus de 30.000 membres des forces de sécurité, nationales et étrangères, sont mobilisés, selon le ministère de la Sécurité intérieure. Dans le Nord, les groupes politico-militaires signataires de l'accord de paix participent également à la sécurisation du vote. Le taux de participation est traditionnellement bas, sensiblement inférieur à 50%, au premier tour de l'élection présidentielle dans ce pays. Bon nombre de citoyens et électeur ont exprimé leurs espoirs. Outre le règlement des problèmes inhérent aux questions sécuritaires, les citoyens maliens attendent du nouveau président qu'il donne plus de chances aux jeunes et «lutter vraiment contre la corruption». Le gouverneur de Mopti (centre), le général Sidi Alassane Touré, s'est dit «très optimiste» sur la participation dans cette région, au regard des plus de 77% de retrait des cartes d'électeurs qu'elle affiche, pour 74,5% au niveau national. La République du Mali est un pays enclavé de l'Afrique de l'Ouest de près de 18 millions d'habitants (Banque mondiale 2016). Traversé par le fleuve Niger sur 1.780 km, le Mali couvre une superficie de 1.240.000 km2, en grande partie désertique. Frontalier de sept pays, il est le plus vaste Etat d'Afrique de l'Ouest après le Niger. Une vingtaine d’ethnies, dont les Bambaras, Malinkés, Dogons, Peuls, Songhaïs, Maures et Touareg y vivent. Le Mali, qui a obtenu son indépendance le 22 septembre 1960, est une république avec un parlement unicaméral. Le pouvoir exécutif est représenté par le président et son gouvernement. Le pouvoir législatif par l'Assemblée nationale. La plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême. APS

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