Présidentielle sans candidats !

Fait inédit dans l’histoire du monde et de la politique. On assiste à une présidentielle sans candidats. Pas l’âme du plus simple candidat à la magistrature suprême. Rien, personne n’a pointé aux portes du Conseil Constitutionnel pour prétendre au poste le plus important de la République Algérienne.   Même les plus enthousiastes des prétendants à l’image d’Ali Ghediri,  de Belaid Abdelaziz ou de Sahli ont préféré battre en retraite et se retirer de la course à El Mouradia. A une heure et demi à  peine des délais légaux du dépôt de candidature à la présidentielle du 04 juillet aucun citoyen ne semble intéressé par cette mandature lancée à la hâte comme pour exorciser un sort jeté par le président déchu. Pourtant, ce n’est pas la chose politique qui désintéresse les Algériens, bien au contraire, jamais dans la jeune histoire de l’Algérie indépendante le citoyen n’a démontré autant de maturité politique au point de déjouer toute velléité du pouvoir à imposer les règles du jeu.  Le boycott du plus important suffrage dans la vie du pays tient lieu d’un message que vient de lancer le peuple au régime. Les initiateurs de l’élection présidentielle du 04 juillet sont dos au mur. Ils sont désarçonnés, désarmés et doivent palier au plus pressé. Mais que faire ? Aucun article, aucune loi ne prévoit le cas de figure d’une pénurie de candidats à la présidentielle. Le vide juridique est sidéral.  Plus rien ne sera comme avant. La donne a changé et c’est aux tenants du pouvoir de l’admettre. Les Algériens comptent bien user de leur propre Constitution et appliquer  les articles qui lui semblent le plus idoines pour  la reconstruction de l’État et la naissance de la nouvelle République.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *