Planche à billets : le FMI critique le choix de l’Algérie

  Le Fonds monétaire international vient d’émettre un avis défavorable au recours à la planche à billets pour le financement du déficit budgétaire en Algérie. Selon le quotidien El Watan, Jihad Azour, Directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds a indiqué lors de la présentation du rapport sur les perspectives économiques régionales, jeudi à Rabat que « toutes les expériences dans le monde ont montré que le recours au financement non conventionnel n’est pas la meilleure solution». L’économiste libanais qui répondait à une question sur l’appréciation du FMI sur le recours de l’Algérie aux financements non conventionnels a estimé que « l’opération de financement du déficit budgétaire à travers le financement non conventionnel n’a pas apporté de solutions dans beaucoup de pays, mais bien au contraire, elle a eu un sérieux impact sur les réserves de la Banque centrale et sur le taux d’inflation », précise El Watan. Jihad Azor a également estimé qu’il « existe d’autres mécanismes et de meilleures voies sans impact négatif et garantissant plus d’indépendance à la Banque centrale.»  Une position qui n’est pas susceptible d’étonner de la part d’une institution qui a pour raison d’être l’orthodoxie budgétaire et financière et qui a pour cheval de bataille l’indépendance des banques centrales. Le responsable du FMI ne dresse pas pour autant un tableau noir de la situation en Algérie. En effet, l’institution monétaire internationale qui défend l’orthodoxie financière salue les efforts entrepris pour améliorer la situation des finances publiques.  Jihad Azour a ainsi estimé que « l’Algérie a su s’adapter au nouveau contexte des cours et marché de l’or noir, en prenant un certain nombre de très bonnes mesures qui ont permis de réduire le niveau du déficit budgétaire ». Et d’ajouter qu’«il n’y a aucun doute que ces mesures ont contribué à l’amélioration des finances publiques et des comptes courants.» celui-ci a, aussi, salué les mesures prises pour « apporter les réformes économiques nécessaires en optant pour la diversification de l’économie et préparer l’après-pétrole». Il a également encensé le potentiel dont dispose l’Algérie pour mener à bien sa diversification économique, et cite à ce titre l’emplacement géographique de notre pays et son statut de plus grand pays d’Afrique, ainsi que son capital de population jeune et diplômée, sans oublier des atouts et richesses hors hydrocarbures « pouvant lui assurer le développement voulu ».

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