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Pétrole : l’Opep tente de calmer les marchés

    L’Organisation des pays exportateurs de pétrole envisage une hausse modérée de sa production. On parle aujourd’hui d’une augmentation variant entre 300.000 et 600.000 barils /jour des quotas de production, très en deçà des 1,5 millions de barils/jour envisagés samedi par le ministre russe de l’énergie, Alexander Novak. Une possibilité qui a permis aux marchés pétroliers de se redresser légèrement près le plongeon de la semaine dernière. Les cours du pétrole ont ainsi rebondi lundi, portés par de nouvelles spéculations à quelques jours d'une réunion très surveillée de l’Opep et des problèmes de production en Libye et au Venezuela. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a terminé à 75,34 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 1,90 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude"  pour le contrat de juillet a pris 79 cents à 65,85 dollars. Les cours reculaient pourtant en début de séance, plombés par l'aggravation des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis vendredi après l'imposition de nouveaux droits de douane par Washington. La Chine a répliqué en visant notamment des produits agricoles et a aussi indiqué vouloir taxer le pétrole américain à une date ultérieure. "La demande mondiale de pétrole pourrait reculer dans le cas de sanctions chinoises sur la production américaine", a commenté Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures. Toutefois, a remarqué Andy Lipow du cabinet Lipow Oil Associates, "cela pourrait aussi se traduire par un regain d'intérêt des compagnies chinoises pour le Brent, ce qui explique sans doute la progression plus marquée" du cours du pétrole coté à Londres lundi. De nouvelles spéculations sur la prochaine réunion de l'OPEP et d'autres grands producteurs, dont la Russie, samedi à Vienne ont alimenté le rebond des prix. Ces pays y discuteront de l'avenir de l'accord qui les engage depuis début 2017 à limiter leur production dans l'objectif de faire remonter les prix. "La réunion s'annonce tendue entre d'un côté l'Arabie saoudite et la Russie, favorables à un assouplissement des quotas, et de l'autre côté l'Iran, l'Irak et le Venezuela qui devraient s'y opposer fermement", ont résumé les analystes de Saxo Banque. L'Iran aurait ainsi annoncé dimanche compter opposer son droit de veto si le ministre saoudien Khaled al-Faleh proposait d'augmenter les objectifs de production, a rapporté l'agence Bloomberg. Mais selon des sources citées par l'agence, les deux géants pétroliers que sont l'Arabie saoudite et la Russie voudraient proposer une augmentation modérée, de 300.000 à 600.000 barils par jour. "La hausse de la production devrait au final être moins importante qu'initialement anticipé, ce qui est favorable aux cours", a souligné M. Lipow. La détérioration rapide des infrastructures pétrolières au Venezuela joue aussi, selon lui, sur le prix de l'or noir. Tout comme le déclin de la production en Libye: la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a fait état lundi de "pertes catastrophiques" après la destruction de deux réservoirs dans la plus importante zone industrielle pétrolière du pays à cause de violents combats entre groupes rivaux.  

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