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Pétrole : le doute s’installe à Vienne

S’achemine-t-on vers un échec lors de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole mercredi à Vienne ? Les rivalités traditionnelles entre membres de l’Opep refont surface et menacent de faire voler en éclat tous les efforts entrepris dans le sens d’un accord sur une baisse de la production de 1,1 million de barils de pétrole par jour. Qu’à cela ne tienne, « les consultations se poursuivent », selon les propos mêmes du ministre algérien de l’Energie. Celui tient mordicus à la proposition algérienne, seule échappatoire à un écroulement du marché. M. Noureddine Boutarfa indiquait, mardi soir à Vienne qu’il espérait « parvenir à un consensus qui viendra concrétiser l'accord d'Alger ». Il y’a, cependant, loin de la coupe aux lèvres et les rivalités politiques entre Ryad et Téhéran empoisonnent, une nouvelle fois, les discussions à l’Opep et éloignent la possibilité d’un accord. Même s’il a exprimé, un certain soutien à l’accord d’Alger sur la réduction de la production de pétrole Opep, le ministre iranien du Pétrole, M. Bijan Namdar Zanganeh, a évoqué ces rivalités, et les risques que celles-ci font peser sur le Cartel, dans un entretien à la télévision publique iranienne (Voir ce lien). Au-delà cette rivalité traditionnelle, la position de l’Irak qui refuse toute baisse de la production, risque de compliquer fortement les discussions. La réunion technique de haut niveau à Vienne n’a, d’ailleurs, abouti à aucun plan concret de répartition des quotas.   Volte-face russe Aussi, et au-delà des dissensions au sein de l’Opep, c’est le revirement des gros producteurs non-Opep qui inquiète et qui installe le doute quant à la possibilité de parvenir à un accord global. Après l’Azerbaïdjan, c’est le géant russe qui décline l’invitation de l’Opep.  La porte-parole du ministre russe de l’Energie, a indiqué mardi qu’Alexander Novak ne se rendrait pas à Vienne mercredi. Si le ministre russe n’écarte pas la possibilité de coopérer avec l’Opep pour un rééquilibrage du marché, il met le préalable d’un accord  au sein du cartel. Certains analystes n’hésitent plus à expliquer l’attitude russe par un recul sur la question de la réduction de la production, Moscou étant plus tentée par un gel de ses niveaux de production et qui ont atteint des records. Les marchés sont dans l’expectative et restent fébriles, sur fond de doutes grandissants quant à la possibilité d’un accord mercredi à Vienne.  A la clôture des marchés européens, le baril de Brent de la mer du Nord (pétrole de référence pour la cotation du brut algérien), pour livraison en janvier valait 46,61 dollars, vers 17h00 GMT, sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Soit une baisse de 1,63 dollar par rapport à la clôture de lundi.  

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