Pétrole : le Brent rebondit de plus de 2 dollars à l’ouverture des marchés

Les prix du pétrole rebondissaient lundi en cours d'échanges européens alors que les dirigeants russe et saoudien ont renouvelé leur alliance pour contrôler le marché lors du G20 et que leurs homologues chinois et américain ont conclu une trêve commerciale. Le week-end a été particulièrement chargé pour le marché de l'or noir puisque la région canadienne de l'Alberta a pour sa part annoncé réduire ses extractions pour faire monter les prix. Vers 10H35 GMT (11H35 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 61,75 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,29 dollars par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de janvier prenait 2,18 dollars à 53,11 dollars. Les cours du brut avaient sombré jeudi à leur plus bas niveau depuis plus d'un an, à 57,50 dollars pour le Brent et à 49,41 dollars pour le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie., plombés par la perspective d'une demande amoindrie par les tensions commerciales alors que l'offre mondiale est très abondante. Mais Donald Trump et Xi Jinping ont déclaré une trêve dans leur conflit commercial, en conclusion d'un sommet du G20 conflictuel à Buenos Aires. Washington a suspendu pour 90 jours l'application annoncée au 1er janvier de nouveaux droits de douane sur une partie des produits importés de Chine, le temps de laisser une chance à une négociation portant sur des "changements structurels" dans leurs relations commerciales. "C'est une bonne nouvelle parce qu'une escalade aurait pesé sur la demande de pdemande de pétroleeacute;trole des deux premiers consommateurs mondiaux", ont souligné les analystes de Commerzbank. De leur côté, le prince saoudien Mohammed ben Salmane et le président russe Vladimir Poutine ont discuté en amont d'une réunion de l'OPEP et de ses partenaires qui se tiendra vendredi à Vienne. Vladimir Poutine a annoncé samedi que la Russie et l'Arabie saoudite étaient prêtes à "prolonger" leur accord sur une baisse de la production de pétrole. "Nous nous sommes mis d'accord pour prolonger" cette entente, a dit le président russe en clôture du sommet du G20, au cours duquel il s'est entretenu avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, ajoutant : "Nous allons surveiller ensemble la situation sur le marché". "Ces commentaires ont fait grimper les chances que l'OPEP + (surnom du groupe formé par l'OPEP et ses partenaires, dont la Russie, ndlr) annonce des réductions de production depuis Vienne", ont commenté les analystes d'ING. L'OPEP + avait établi des objectifs de production pour ses membres fin 2016, un effort qui avait conduit à une hausse marquée des cours. Mais le groupe de producteurs avait assoupli ses règles en juin et les géants russe et saoudien avaient fortement augmenté leurs extractions, participant à l'effondrement des cours depuis début octobre. Dernier élément à retenir l'attention du marché, la Première ministre d'Alberta, Rachel Notley, a annoncé dimanche une réduction de 8,7% de la production pétrolière de cette province canadienne, qui renferme les troisièmes réserves de la planète, espérant ainsi freiner la baisse des cours. Entre engorgement des oléoducs nord-américains et surabondance de l'offre, quelque 35 millions de barils attendent actuellement en Alberta d'être exportés, a relevé le gouvernement albertain dans un communiqué. Pour Hussein Sayed, analyste chez FXTM, "le Canada se joint à l'Arabie saoudite et à la Russie pour contrôler la production", ce qui justifierait que "les prix devraient avoir trouvé leur plus bas de l'année" et ne plus s'aventurer en deçà.AFP

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