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Pétrole : Le Brent plonge sous les 44 dollars

Lyes Bensid Le prix du baril de pétrole poursuit sa descente aux enfers et touche de nouveau ses niveaux les plus bas. Le Brent de Mer du Nord (pétrole de référence pour la cotation du pétrole algérien lâchait 1,15 dollars par rapport à son cours de clôture vendredi. Sur l’Intercontinental Exchange de Londres le baril de Brent valait 43,60 dollars à 17h00 GMT, crevant ainsi son plus bas niveau depuis trois mois Idem sur le marché new yorkais, sur lequel le baril a été influencé par les mêmes facteurs baissiers. Le brut léger américain (WTI), perdait ainsi 1,14 dollar à 42,27 dollars sur le New York Mercantile exchange. Malgré les assurances du ministre saoudien du pétrole, M. Khalid Al Falih, dimanche à Alger, les fondamentaux auront eu raison des  soubresauts de remontée du brut. En visite à Alger, le ministre saoudien de l'Energie a averti qu'il était impératif que les membres de l'Opep parviennent à un consensus pour appliquer l'accord d'Alger sur une réduction de la production de pétrole. Celui-ci a même saisi l’occasion de ses entretiens avec le ministre algérien de l’Energie, M. Noureddine Bouterfa pour afficher un certain optimisme allant jusqu’à prédire un succès lors de la prochaine réunion de l’Opep à Viennes, le 30 novembre.  L’objectif étant, faut-il le rappeler de ramener la production de l’Opep entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (mbj) et parvenir à un accord avec d'autres grands producteurs, à commencer par la Russie, qui s'y est dit favorable, pour revigorer les cours. Il reste cependant à répartir les quotas entre producteurs, ce qui donne lieu à d’âpres négociations. C’est là que le bât blesse, les investisseurs n’étant pas pour autant rassurés par les déclarations des membres de l’Opep. L’effet placebo de l’accord d’Alger n’a donc pas duré, la surproduction en pétrole brut étant le principal moteur de la déprime, sans oublier l’Iran qui continue à jouer les trouble-fêtes. Dorian Lucas, analyste de Inenco rappelle dans ce sens que "l'Organisation des pays exportateurs de pétrole a annoncé vendredi que ses membres avaient atteint une production record de 33,64 millions de barils par jour en octobre, soit une augmentation de 240.000 barils par jour par rapport à septembre, alors que l'Iran a lancé trois nouveaux champs pétroliers dimanche". Une hausse de la production qui inquiète les traders et jette un sérieux doute sur le succès de la prochaine réunion de l’Opep. Notons aussi, que le baril subit le contrecoup d’un surenchérissement du dollar qui sert de monnaie de référence au pétrole, pénalise les investisseurs qui utilisent d'autres devises pour acheter des barils.

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