Pétrole : l’administration Trump pousse Ryad et Moscou à une hausse de la production

  Le Comité ministériel conjoint de suivi de l'accord de réduction de la production pétrolière des pays de l'Opep et des pays non Opep tiendra sa 10e  réunion dans une semaine à Alger. A l’ordre du jour, l’examen de  l’évolution du marché pétrolier et d’un mécanisme rénové, à mettre en place avant la fin de l’année en cours, pour surveiller la production de brut des parties prenantes de la «Déclaration  de coopération» adoptée le 30 décembre 2016, dès 2019. Il n’en demeure pas moins que la révision ou non du niveau de production sera au cœur des discussions de la prochaine réunion. A Alger, les autorités plaident plutôt pour le maintient de l’accord de décembre de 2016. Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni a récemment indiqué que la réunion prévue à Alger sera « une rencontre ordinaire des ministres du pétrole des pays de l’OPEP, afin d’examiner le fonctionnement du marché pétrolier et prendre connaissance des résultats des travaux des commissions et sous-commissions en charge de ce dossier ». Un duel à distance entre ceux qui plaident pour une hausse de la production de pétrole pour compenser les exportations de l’Iran touché par une nouvelle batterie de sanctions économiques US, et ceux qui défendent un maintien des quotas. Téhéran entend dépêcher son ministre du Pétrole à Alger pour plaider sa cause et maintenir les quotas. Mais Washington ne se prive pas de mettre son petit grain de sel. L’administration Trump a d’ailleurs dépêché son secrétaire à l’Energie à Moscou jeudi pour soutenir les Russes dans leur vœu d’aller vers une hausse de la production et pousser les prix du brut à la baisse. Rick Perry a ainsi « loué le souhait de l'Arabie saoudite et de la Russie d'éviter une forte hausse des cours ». il a dit ainsi espérer « peut-être qu'ils vont augmenter leur production pétrolière pour compenser la chute des exportations iraniennes. Quoi qu'il en soit, le marché est largement approvisionné pour le moment ». Il a ajouté que les Etats-Unis, la Russie et l’Arabie saoudite collaborent pour assurer l’accessibilité à une énergie abordable. Il faut dire que le comité technique mixte - composé de représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et des grands producteurs non-OPEP dirigés par la Russie - devrait se réunir lundi pour examiner quatre propositions pour la ventilation d’une baisse de production 1 million de barils par jour entre les pays de l’Opep et leurs alliés non-Opep.

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