Parlement européen : Une séance dédiée au christianisme en Algérie (Vidéo)

Le Parlement européen « s’inquiète » pour la liberté du culte, et des Chrétiens en particulier en Algérie. Il déplore la fermeture des églises... clandestines. La messe est dite !  Ainsi donc la fameuse séance de débat du Parlement européen sur l’Algérie initié par la juiverie accoquinée à l’extrême droite se limite à peine à une résolution qui ressemble à une croisade perpétrée à l’arme diplomatique.  Les euro-députés s’inquiètent des libertés « confisquées » en Algérie, en centrant le débat sur la question de la chrétienneté qui a accaparé l’essentiel des interventions. Une séance qui ressemble ainsi à une campagne de prosélytisme chrétien. On se croirait revenus au temps des Jésuites qui ne manquaient jamais d’embarquer sur les navires des Armées coloniales pou participer à la grande « œuvre de civilisation » de ces contrées du Sud de la Méditerranée peuplées de « Sarrasins et autres sauvages ».  Les baïonnettes ont laissé place aux résolutions des politiques bien-pensants. Mais la logique est la même, celle du clash des civilisations. Les bons chrétiens bien pensants ont le devoir d’apprendre les vertus de l’amour du Christ aux hérétiques que nous sommes ! Il est donc clair que la séance que le Parlement européen a daigné consacrer à la situation en Algérie n’a, en rien, été motivée par la bienséance, ou encore le devoir de promouvoir les libertés comme il est prétendu. Des préoccupations qui auraient dû pousser les Européens à se pencher sur la répression des Gilets jaunes, en France, pays membre de l’Union européenne et grand pays des Droits de l’Homme. Ils omettent de condamner la stigmatisation quotidienne des Musulmans sur l'ensemble des médias européens, qui alimentent l'islamophobie. Ils oublient aussi, si l'on peut appeler cela oubli, la fermeture de salles de prières et de mosquées jugées illégales, ainsi que l'interdiction du port du voile. Ne seraient-ce pas des atteintes à la liberté du culte au coeur de la libre Europe ? Cette séance qui n’était, en fait, qu’une occasion de plus pour les euro-députés de faire la leçon et d'ouvrir une brèche pour justifier  l'ingerence européenne dans les affaires internes de l'Algérie, a le merite de mettre à nu leurs intentions malsaines. Les députés européens omettent à dessein de rappeler les lois algériennes protegeant la liberté du culte et des minorités. Ils oublient surtout  qu’il est plus aisé de donner des leçons que de donner l’exemple, comme celui de prendre la défense de Ghaza.

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