Paris bafoué !

Paris brûle, Paris compte ses blessés et bafoue les libertés, Paris interdit les marches et musèle toute contestation. Le pays de Marianne, présumé terre des droits de l’homme et des libertés, foule au pied ses séculaires principes. Pendant ce temps, des eurodéputés pérorent et détournent le regard le posant ailleurs que sur les Champs-Élysées transformés en champs de bataille et où se déroule un drame qui dure depuis une année, faisant quelque 2 500 blessés côté manifestants et 1 800 côté forces de l’ordre. La débâcle est telle que les adeptes de l’ingérence préfèrent ne rien voir ni savoir. A cinq jours d'un large mouvement de grève générale que menacent de lancer, le 5 décembre, les Gilets jaunes contre la politique du gouvernement et les conditions socio-économiques, rien ne semble perturber l’autisme de la classe politique européenne. A « J-5 » du blocage total et illimité de l’Hexagone, les politiques français s’adonnent au verbiage et à l’intrigue incapables de faire flancher le pouvoir Macronien et aider leurs compatriotes à surmonter leur détresse et triompher de la misère qui s’est abattue sur eux depuis l’avènement d’Emanuel Macron, occupé à enrichir les plus riches. Voici maintenant une année depuis qu’en France, il se compte quelque vingt-quatre manifestants éborgnées et cinq autres une main arrachée et un observateur de la Ligue des droits de l’homme touché en pleine tête par un tir de projectile de la police. Le pacifisme passe en France tout comme le droit de dire « Non » à la misère humaine qui accable une bonne frange de la société française. Passe aussi les droits de l’homme et la liberté de manifester ou de s’exprimer. La grandeur de la France se limite à peine, désormais, à titiller ses anciennes colonies comme par nostalgie pour une époque révolue. La France, comme son coq, brandit sa crête malgré des pieds bien plantés dans la gadoue.  

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