Paiement cash des importations CKD/SKD : le niet du gouvernement

    Le gouvernement persiste et signe. Les nouvelles dispositions relatives au paiement différé des collections CKD/SKD importées pour alimenter les lignes de montage électroménager et électronique sont maintenues. Interpellée à ce propos, la ministre de l’Industrie et des Mines, Mme Djamila Tamazirt, a indiqué, mardi en marge de la signature d’une convention entre Sonelgaz et Imetal, que ces nouvelles dispositions étaient destinées à préserver les réserves de changes et à une meilleure répartition des risques entre fournisseurs, producteurs et autorités publiques. Il est utile de noter dans ce sens, que le ministère des Finances a adressé, à la fin du mois de septembre, une instruction aux banques, via l’Abef, interdisant désormais le paiement cash des importations des collections CKD/SKD destinées aux industries de montage électronique et électroménager.  Le ministère avait ainsi instauré un règlement différé de ces importations de 9 mois, en plus d’avoir exigé que celles-ci soient réglées en FOB. Des mesures qui avaient suscité l’ire des opérateurs qui y ont vu un obstacle supplémentaire à la bonne marche de leurs affaires, en plus du retard pris dans la délivrance des autorisations d’importations de ces collections. Les opérateurs ont ainsi exprimé la crainte de voir leurs fournisseurs refuser un paiement différé, et de devoir cesser leurs activités dans les deux mois. Ce à quoi la ministre a répondu que le recours de ces opérateurs à un crédit fournisseur, ne devrait pas poser de problème si toutefois une relation commerciale solide a été mise en place. Et d’ajouter que ces mesures doivent encore être évaluées avant d’envisager un possible réexamen.
Montage automobile : 4 opérateurs conformes
Mme Tamazirt a également précisé, concernant les retards pris dans la délivrance des autorisations, que 80 % des dossiers ont d’ores et déjà été traités par ses services. Sur un autre registre celui relatif au montage automobile, la ministre de l’Industrie a rappelé que pas moins de 11 opérateurs activent dans le secteur dont 6 pour le montage de véhicules légers. Elle explique que ses services traitent ce dossier pour s’assurer de la conformité de l’activité de ces opérateurs au cahier des charges et au décret 17-344 de novembre 2017. Il en ressort que seuls quatre opérateurs sont conformes, à savoir : Renault, Volkswagen, Kia et Peugeot. Selon Mme Tamazirt, avec ces opérateurs il s’agit de passer à une nouvelle étape, puisqu’il faudra travailler sur les taux d’intégration, dans la mesure où certains devront passer à un taux de 15 % vu qu’ils sont à leur troisième année d’activité. Quant à Renault, l’unité devra passer à un taux de 40 %, vu que celle-ci est entrée en activité en 2014. Elle avouera, cependant,  qu’il est difficile de pousser les constructeurs à amener leurs équipementiers à investir en Algérie, même si elle estime que l’objectif est de pousser ces équipementiers à travailler avec les PME algériennes, et créer un tissus de sous-traitance automobile.  

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