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Ouyahia président !

Ahmed Ouyahia serait-il ce candidat providentiel que tout le monde « espère » pour succéder à Abdelaziz Bouteflika lors de la prochaine mandature à la magistrature suprême du pays ? Les marques de soutien affichées ça et là ces derniers jours au premier ministre sont des indices qui laissent croire que le chef du RND a obtenu le feu vert pour partir à l’assaut d’El Mouradia. Enfant du système et béni par les centres décideurs, Ouyahia réuni, dit-on, « toutes les qualités requises à même d’assurer la pérennité du système et garantir les intérêts des uns et des autres ». Il serait même le seul candidat suscpetible d’offrir une sortie « sécurisée » au premier cercle du président, comprendre par là sa famille et proches. Véritable clé de voute, ce deal est nécessaire sinon vital en cette vieille de campagne électorale pour les présidentielles de 2019. Sa dernière sortie à l’occasion de l’ouverture de l’université d’été du FCE où il est allé tâter le pouls des principaux financiers du pays, Ahmed Ouyahia, bien qu’au service du président de la république qu’il a tenu à rassurer, aurait compris par la même occasion qu’il a la stature d’un présidentiable. Sa prestation aux allures d’une offre de service « au cas ou » aura été perçue comme celle d’un candidat consensuel à qui il manquerait juste le « veto » des Tagarins. Fort du soutien « indéfectible » aussi bien du Patronat que de la Centrale syndicale qui ont affiché leur soutien, ce vendredi à l’occasion de la clôture de l’université du FCE, « au Gouvernement, et à sa tête le Premier-ministre, M. Ahmed Ouyahia », le prétendant Ouyahia avance à pas de loup.
Ouyahia  l’Homme providentiel
D’ailleurs, l’on assiste ces jours-ci à une série de « soutien » ou une véritable campagne tendrait à broder à Ahmed Ouyahia l’habit d’un chef d’État. Ainsi donc et après le show organisé par le forum des chefs d’entreprises offrant une tribune à leur invité d’honneur, Ahmed Ouyahia, libéré des « turpitudes » des professionnels de la presse tenus à bonne distance, a eu tout le loisir d’expliciter sa vision libérale aux patrons ou l’entreprise a une place de choix. Ses appels en direction des lobbying qu’il a dédiabolisé, notamment, en faisant signe à la communauté algérienne établie en France pour se constituer en un « lobby économique et politique en France » et son soutien franc et encourageant des oligarques qui seraient « les bienvenus » selon Ahmed Ouyahia auront fait leurs effets au sein du patronat, visiblement acquis à sa cause. Cette démonstration n’a pas déplu non plus à une partie de la presse algérienne. On peut lire à travers certains écrits parus sur des journaux et sites électroniques proches des sphères du pouvoir à l’instar de Le Temps d’Algérie ou son patron Ali Haddad qui « a besoin de confiance » salue la participation d’Ouyahia à l’université du FCE ,de l’Expression qui n’a pas manqué d’encenser le premier ministre qu’il a jugé « maîtrisant tous les dossiers économiques » ou d’Algériepatriotique qui narre les qualités et prouesses du chef de l’Exécutif le qualifiant « d’homme de poigne ». Tout prête à croire qu’une symphonie orchestrée en prévision des prochaines élections présidentielles est en phase d’être entamée. Ahmed Ouyahia en bon maestro s’est même penché sur la cohésion de son gouvernement. Auparavant et dérogeant à ses habitudes, il a tenu à apporter un démenti concernant une rumeur faisant état d’un remaniement ministériel. Une première ! Car, en dépit du fait que la nomination des ministres relève des prérogatives du président de la république qui « nomme les membres du gouvernement après consultation du Premier ministre », selon l’Art. 93.36 de la Constitution, Ahmed Ouyahia a tenu à rassurer ses ministres. Le fameux démenti apporté par les services du premier ministère assure qu’«Il n’existe aucun projet de remaniement ministériel». On peut lire sur le site du premier ministère la réponse suivante « À la différence de ce que rapportent certaines sources, il n’existe aucun projet de restructuration du gouvernement, tout comme il n’y a, pour le moment, aucun projet de remaniement ministériel ».
Fin manoeuvrier
La marche sur El Mouradia expliquerait les discours prémonitoires et alarmistes voire même apocalyptiques tenus par le premier ministre face aux deux chambres et qui n’ont pas été appréciés par beaucoup d’algériens mais relèveraient, selon bon nombre d’observateurs, d’une stratégie. Ces speechs avaient même réussi à susciter une phobie au sein de la population. Ce qui aurait d’ailleurs fait jaser en haut lieu. Laquelle stratégie pensée par Ouyahia qui affectionne la politique de la peur et le recours à de vieux adages à l’exemple de « jouwaa kelbek itebaak » (affame ton chien, il te suivra ! » lui offrira les faveurs de l’électeur lambda. La manoeuvre illustre bien cette tendance décrite par le journaliste et critique américain, Henry Louis Mencken (1880-1956) comme étant « le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d'être mise en sécurité, en la menaçant d'une série ininterrompue de monstres, tous étant imaginaires ». Cette stratégie de communication élaborée par l’équipe Ouyahia, consiste à provoquer des inquiétudes chez l’autre et se proposer comme seule alternative serait mise en pratique. L’on se souvienne aussi de cette « campagne » exécutée par l’ENTV et encouragée par Ahmed ouyahia rappelant à travers un long documentaire aux algériens les affres de la décennie noire. Un message perçu différemment mais surtout dénoncé par des partis politiques révoquant la méthode qui tend « à effrayer les algériens ».

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