Ouyahia : le projet de loi sur les hydrocarbures « aboutira dans quelques mois »

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a affirmé lundi à Alger que le gouvernement s'attelle à la mise à jour de la Loi sur les hydrocarbures en vigueur "qui aboutira dans quelques mois" pour rendre plus attractif l'investissement dans le domaine minier du pays. "Le gouvernement travaille à une mise à jour de la Loi sur les hydrocarbures qui aboutira dans quelques mois avec comme objectif l’amélioration de l’attractivité, de l’exploration et de l’exploitation du domaine minier. Bien entendu, l’amélioration de l’environnement global des affaires en Algérie fait l’objet d’un programme de travail auquel le gouvernement est attelé dans plusieurs directions", a soutenu le Premier ministre dans son allocution d'ouverture des travaux du Sommet "Algeria Future Energy", qui se tient les 29 et 30 octobre à Alger (Lire le texte intégral de l'allocution sur ce lien). Le Premier ministre a également indiqué que "l’Algérie entend développer ses capacités de production énergétique pour satisfaire les besoins de son développement national mais aussi pour contribuer davantage à l'approvisionnement du marché mondial", a-t-il indiqué lors de l’ouverture des travaux du Sommet "Algeria Future Energy" qui regroupe les leaders mondiaux de l’industrie des hydrocarbures et des énergies renouvelables, ainsi que les ministres de l’Energie de plusieurs pays et les secrétaires généraux, respectivement, de l’OPEP et du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (GECF). Le Premier ministre a, à ce titre, relevé qu’au niveau mondial, la demande en énergie, qui a déjà doublé ces vingt dernières années, doublera encore à l’horizon 2040, alors qu'il est enregistré "une réduction accélérée des réserves d’énergies fossiles (mondiales) qui, au rythme de consommation actuelle, s’épuiseront à la fin de ce siècle". Qui plus est, a-t-il poursuivi, toute la planète est confrontée à une "sérieuse menace" sur le climat : "un défi qui valorise davantage les énergies propres dont le gaz naturel et les énergies renouvelables". Citant l’Algérie, M. Ouyahia a avancé qu’elle verrait sa demande interne en énergie croître de 20% à l’horizon 2040, alors que ses besoins en revenus attendus des hydrocarbures "demeureront importants" pour la poursuite du développement du pays. Pour le Premier ministre, tels sont les défis que l’Algérie entend relever avec le concours de ses partenaires extérieurs à travers une démarche articulée autour de quatre grands axes. Le premier axe est le renouvellement et la diversification des ressources énergétiques de l'Algérie: "Il s’agira d’abord d’augmenter nos capacités de production d’énergie conventionnelle grâce à une plus large prospection du domaine minier qui s’étendra au nord du pays y compris à notre espace maritime", a-t-il détaillé. Il s’agira également de valoriser les ressources énergétiques non conventionnelles du pays, dont la prospection et l’exploitation seront, a-t-il assuré, "entourées du plus grand soin pour préserver l’environnement". La mise en valeur des ressources énergétiques non conventionnelles nationales s’accompagnera également du développement d’un environnement local industriel et de services, générateur de dizaine de milliers d'emplois pour les jeunes. Aussi, il s'agira de promouvoir l’exploitation des énergies renouvelables, un domaine où l’Algérie a déjà adopté un ambitieux programme auquel le groupe Sonatrach sera associé pour mobiliser des partenaires extérieurs dans la production et la construction d’une industrie locale des intrants nécessaires, a insisté le Premier ministre. Selon lui, le gouvernement entend aller de l'avant dans cette bataille de l’énergie solaire renouvelable "comme il est allé de l’avant, avec succès, dans la bataille du dessalement de l’eau de mer", en mobilisant, à cette fin, les soutiens, les incitations et les subventions nécessaires.Explicitant le deuxième axe, M. Ouyahia a précisé qu’il porte sur le développement de nouveaux débouchés pour la production d’énergie. A ce titre, des efforts sont en cours et seront soutenus pour "augmenter les capacités de transport des gazoducs de l’Algérie vers l’Europe", a-t-il avancé. De surcroît, à moyen et long termes, l’Algérie travaillera également à promouvoir l’exportation de l'énergie solaire vers ses voisins y compris européen, a ajouté M. Ouyahia. Quant au troisième axe, il concerne le développement de l’industrie pétrochimique, et ce, en aval de la production d’hydrocarbures: "C’est là un objectif stratégique pour l’Algérie qui entend contribuer ainsi à la promotion de nombreuses autres industries déjà naissantes dans le pays". A ce propos, il a salué le récent partenariat conclu entre Sonatrach et le groupe français Total pour la construction d’un complexe de production de polypropylène. Abordant le quatrième axe, le Premier ministre dira qu’il porte sur l’amélioration de l’efficacité et de la productivité de l’outil national dans le domaine des industries des hydrocarbures: "Il s’agira de recourir aux technologies les plus avancées et d’améliorer la performance des entreprises. A ce titre, le gouvernement soutient le plan de modernisation du groupe Sonatrach". Avec APS

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