Opep : l’obstination de l’Iran aura-t-elle raison de l’accord d’Alger?

Le ministre iranien du pétrole à l'IEF 15 à Alger ( Photo : Sidali Djarboub / New Press)
Le ministre iranien du pétrole à l'IEF 15 à Alger ( Photo : Sidali Djarboub / New Press)
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) compte parvenir, dès la semaine prochaine à Vienne, à un accord définitif pour la réduction de 4 à 4,5 % de sa production. L’Organisation fait face cependant aux réserves de gros producteurs, Irak et Iran en tête. Selon l’agence de presse britannique Reuters, qui cite des sources de l’Organisation basée à Vienne, la réunion technique de haut niveau a décidé mardi de recommander la proposition algérienne de réduction de la production en amont, lors de la réunion fixée au 30 novembre. Cependant, cet accord risque d’être compromis en raison des réticences de l’Iran, de l’Irak, ainsi que de l’Indonésie. L’agence de presse précise que les pays du Conseil de coopération du Golfe se sont dits prêt à réduire la production de 1 million de barils/jour dont la moitié assumée par l’Arabie saoudite à elle seule.  Selon Reuters, l’Iran et l’Irak auraient posé certaines conditions avant de prendre part à l’accord.  Mardi,  le chef de la diplomatie irakienne, Ibrahim al-Jafaari, a revendiqué le droit pour son pays d'augmenter sa production de pétrole, invoquant les efforts déployés par Bagdad pour reprendre Mossoul.  Selon Reuters, la proposition algérienne alloue à l’Irak une réduction de la production de 200.000 barils/jour, et à l’Iran une baisse de 4,5 % du quota de 4 millions de barils/jour que Téhéran veut atteindre. Ainsi, « 85 % de la baisse devrait être supportés par les pays du Golfe, mais l’Iran n’y est toujours pas favorable », précisent ces mêmes sources, lesquelles expliquent aussi que Moscou est loin de soutenir un accord sur la réduction de la production, mais plutôt sur un gel des niveaux. Il faut dire que la production russe de pétrole a fortement augmenté, ces derniers mois, et a largement dépassé les 11 millions de barils/jour. L’Arabie saoudite s’est elle-pigée dans cette guerre pour les parts de marché, qu’elle a initié ?  La perspective de parvenir à  un accord global sur la réduction de la production de pétrole s’éloigne-t-elle pour autant. Rien n’est moins sûr. En état de cause, les tergiversations au sein de l’Opep ont fini par exaspérer des traders et des marchés de plus en plus fébriles. A l’ouverture des marchés américains, le prix du baril de brut léger américain (WTI) reculait de 10 cents à 48,14 dollars sur le cours pour livraison en janvier au New York Mercantile Exchange (Nymex).

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