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Opep: 48 heures pour sauver l’accord d’Alger

Le ministre de l’Energie a pris son bâton de pèlerin et prêche la bonne parole auprès de ses congénères. A la veille de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à Vienne, M. Noureddine Boutarfa multiplie les contacts afin de garantir le consensus sur la mise en œuvre de la proposition algérienne portant une réduction de 1,1 million de barils/jour de la production de l’Opep, et une baisse des 600.000 barils/jour de la production hors-Opep (lire l’article Opep : Ultimes médiations pour Boutarfa). Après s’être entretenu samedi avec le ministre iranien du pétrole, M. Boutarfa a reçu hier, à Alger, le ministre vénézuélien du pétrole, M. Eulogio Del Pino qui a exprimé, lundi à Alger, son "optimisme" quant aux résultats de la réunion de l'Opep prévue mercredi à Vienne. Celui-ci a tenu à exprimer à Alger son optimisme quant à l’issue de la réunion de mercredi à Vienne. Il n’en demeure pas moins que l’enjeu est de taille. Le ministre algérien de l’Energie a qualifié la prochaine conférence de l'Opep de "très importante" en estimant que les deux jours qui la précèdent sont également "très importants non seulement pour l'avenir des cours de pétrole mais aussi pour l'économie mondiale". Il est vrai que si la proposition algérienne rassemble le consensus, les cours du pétrole pourraient rapidement bondir au-dessus des 55 dollars. Dans le cas contraire, et si cette conférence ne se solde par aucune décision les cours risqueraient alors de plonger à 40 dollars (Lire l’article Boutarfa : un baril à 60 dollars à la fin de l’année).   Ryad de nouveau au banc des accusés Dans la mesure où l’Iran refuse de faire part d’une position claire avec la réunion de mercredi, et que les pourparlers Opep et non-Opep ont été reportés. C’est Noureddine Boutarfa qui joue la carte de la diplomatie algérienne pour sauver la proposition d’Alger. Après leurs entretiens à Alger, les deux ministres, algérien et vénézuélien se sont envolés pour Moscou. Objectif, rallier ce producteur de pétrole non-Opep à la réduction de l’Offre sur le marché, et apaiser des tensions grandissantes entre le Grand Ours Blanc et le Royaume wahhabite. Le ministre algérien de l’Energie se rendra par la suite à Vienne pour des entretiens, en tête à tête ses homologues irakien, saoudien et qatari. Les réticences se font sentir. Le ministre azéri (producteur non-Opep) a d’ores et déjà décliné l’invitation de l’Opep. Tandis que le ministre irakien du pétrole a refusé de faire tout commentaire sur la possibilité de voir son pays prendre part à la baisse de la production de l’Opep, rapporte l’agence Reuters. La réunion de l’Opep s’annonce sous tension, dans la mesure où les accusations à l’encontre de l’Arabie se multiplient à propos s’une nouvelle guerre des prix.  

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