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Nabni : la solution de sortie de crise passe par une période de transition

      Les organisations de la société civile se préparent à se réunir pour débattre d’une feuille de route de sortie de crise.  Si le consensus demeure incertain sur un certain nombre de questions, notamment sur la date pour la tenue de la conférence nationale de la société civile annoncée pour le 15 juin, ainsi que l’essence de ce qui va être proposé pour les prochaines étapes de la transition démocratique dans notre pays,  les différentes initiatives émanant des trois grandes alliances de la société civile (Collectif de la société civile mené par la LADDH et Raj, l’intersyndicale des syndicats autonomes et le Forum civile mené par le réseau Nada) semblent s’entendre sur un Smig de revendications, devant permettre d’établir une feuille de route de sortie de crise, et qui est encore en cours d’écriture. Abdelkrim Boudraa et Mabrouk Aib, les deux porte-paroles du Think Thank Nabni, lequel prend part à l’initiative de la conférence nationale de la société civile, ont affirmé dimanche lors du Forum d’El Moudjahid, que l’on s’accorde sur deux préalables à toute solution de sortie de crise. Il s’agit en premier lieu d’aller très vite à une période de transition gérée par  la nomination d’un chef de l’Etat consensuel ou un présidium de personnalités, ainsi qu’un gouvernement de technocrates. L’urgence d’aller  vers une période de transition se justifie, selon les deux orateurs, d’abor par l’urgence économique, mais aussi et surtout par le fait au qu’au-delà du 9 juillet, date à laquelle s’achève le mandat constitutionnel du chef de l’Etat,  le maintien d’Abdelkader Bensalah conduira le pays dans une situation non constitutionnelle et non conforme à la légalité. Les deux membres de Nabni estiment par ailleurs que le consensus a été réuni pour un retour au processus électoral, seul garant d’une sortie de crise. Un consensus marqué cependant par un certain nombre de divergences quant à la nature des élections à tenir, qu’elles soient présidentielles, législatives ou pour la tenue d’une Assemblée constituante. Une chose est certaine, l’ensemble de la société civile s’accorde sur le fait que le retour au processus électoral nécessite certaines conditions pour assurer la crédibilité du scrutin et le retour de la confiance des citoyens dans le processus électoral. Un crédit qui ne peut être recouvré que par le départ incontournable des 2 B (Abdelkader Bensalah et le Premier-ministre Noureddine Bedoui), devenus « symboles de la fraude », ainsi que par la refonte du processus électoral  que ce soit sur le plan juridique et organisationnel. Dans ce sens, Mabrouk Aib a mis en avant les propositions de Nabni dans le cadre des chantiers de la refondation, notamment la mise en place d’une plateforme 1.0 de surveillance des élections. Il n’en demeure pas moins que de l’avis du Think thank, la sortie de crise par l’organisation d’une élection présidentielle sous ces conditions, première phase d’une transition, laquelle ne peut que passer par plusieurs phases et nécessiter du temps. Abdelkrim Boudraa qui reconnaît que l’organisation d’une constituante suscite un réel débat, estime que celle-ci ne fait pas majorité au sein de la société civile. Il considère aussi que les promoteurs d’une constituante doivent aussi en assumer les conséquences et reconnaître les risques d’une telle option, à l’image des risques de polarisation idéologique. En tout état de cause, la nouvelle feuille de route de sortie de crise sera soumise à l’institution militaire et aux partis politiques « lesquels devront prendre leurs responsabilités, dans l’intérêt suprême du pays », estime Mabrouk Aib.  

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