Mines : des discussions menées avec des partenaires étrangers pour l’exploitation de l’or

Le ministre de l'Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a affirmé dimanche à Alger, que les pouvoirs publics étaient déterminés à exploiter tout le potentiel des gisements d'or existant dans le pays, précisant que pour y parvenir des discussions étaient menées pour le choix des partenaires étrangers. "L'exploitation du gisement d'or et le développement de cette activité en Algérie demeure une priorité pour nous. Malheureusement, nous n'avons pas les compétences nécessaires pour y faire face par nous mêmes, c'est pourquoi nous sommes en discussions avec des partenaires étrangers pour faire de véritables mines d'or", a indiqué le ministre au Forum d'El Moudjahid. Estimant que les réserves des mines d'or connues actuellement dépassent les 100 tonnes, M. Yousfi a précisé que le potentiel national existant "n'est pas encore connu de manière précise". Soulignant la nécessité de faire appel à des partenaires étrangers "qui ont l'expertise pour ça", le ministre a, en outre, déploré le choix de l'ancien partenaire qui "n'était pas bon", car "il se limitait à l'exploitation des couches superficielles sur des périmètres très larges, ce qui donnait une production "insuffisante" de l'ordre d'une (01) tonne par an". A cet effet, M. Yousfi a évoqué "plusieurs défis" d'ordres logistiques et sécuritaires à relever dans ce domaine, expliquant que la façon d'exploiter ces gisements d'une manière économique, à travers de grands groupes ou d'une façon artisanale, sera déterminée après achèvement des discussions "qui réalisent déjà des progrès importants". Evoquant la sidérurgie, le ministre a affirmé que les importants projets en cours de réalisation actuellement permettraient au pays d'atteindre son autosuffisance en la matière et même d'exporter à l'horizon de 2022. Par ailleurs, a une question des journalistes sur le foncier industriel, M. Yousfi a observé que la plupart des investisseurs préfèrent s'implanter au nord du pays "déjà saturé", en les invitant à se diriger vers les régions des hauts plateaux et du sud qui renfermement plusieurs investissements "rentables. "Avec les moyens de transports et de la logistique qui existent actuellement dans les hauts plateaux et le sud du pays, je dirais que les investissements peuvent être rentables", a souligné le ministre, en rappelant que l'Etat a également décidé de créer 50 nouvelles zones industrielles à travers 39 wilayas pour une superficie globale de 12.000 hectares et un couts avoisinant les 300.000 milliards de dinars. Le ministre a précisé, à ce propos, que sept (07) nouvelles zones industrielles sont en cours de réalisation, alors que la réalisation des 43 zones restantes a été confiée aux walis. S'agissant des fonciers industriels non exploités, le ministre a indiqué que son département procède à la saisie de la justice pour la récupération des terrains relevant du domaine publics cédés aux privés par concession, tandis qu'une taxe de 5% de la valeur vénale est imposée sur les fonciers cédés aux privés par cession mais non exploités, ce qui a permis "la récupération de plusieurs fonciers", a-t-il précisé. Concernant l'industrie automobile, M. Yousfi a indiqué que la production des véhicules assemblés en Algérie devrait atteindre 400.000 unités d'ici 2020, dont une partie sera destinée à l'exportation. Par ailleurs, le ministre a révélé que son ministère a enregistré une dizaine de nouvelles demandes d'implantation d'usines de montage de véhicules en Algérie de la part de constructeurs de plusieurs pays. Sur ce point, il a avancé que son département ministériel étudiera d'une façon "approfondie" ces demandes et c'est au Conseil national de l'investissement (CNI) de trancher soit par la validation soit par le refus des projets soumis. A une question sur la fabrication des véhicules électriques localement, il a expliqué que "nous ne sommes pas en mesure de nous lancer dans un domaine que nous ne maitrisons pas encore", ajoutant que "si des partenaires étrangers veulent le faire en Algérie nous sommes prêts pour négocier". Pour l'industrie pharmaceutique qui "n'a pas un taux intégration très élevé", car "nous ne fabriquons pas la matière elle même", le ministre a estimé que le domaine de la chimie connait "un retard" en Algérie, affirmant que l'encouragement des investissements publics et privés dans ce secteur demeure "une priorité" pour les autorités publiques. A propos de la modernisation du service public dans le domaine de l'industrie, M. Yousfi a réitéré l'engagement de l'Etat pour la numérisation des groupes industriels publics afin d'assurer leur modernisation et l'amélioration de leur gestion, ainsi que l'introduction des nouvelles technologies de l'information et la communication au niveau des administrations publiques pour améliorer davantage le climat des affaires national.

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