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Militantes déshabillées: la FIDH dénonce avec force

    La fédération international  des organisations de défense des droits de l’Homme a dénoncé jeudi  le traitement réservé aux militantes du MDS et de Raj, interpellées samedi lors d’une manifestation à Alger. Pour la FIDH, « les manifestations qui secouent l’Algérie pour la huitième semaine consécutive ont été réprimées avec une ampleur inégalée les 12 et 13 avril 2019. Outre le passage à tabac de militant.e.s pacifistes, des militantes ont dû se déshabiller et subir des attouchements sexuels dans un commissariat du centre d’Alger ». «  Nos organisations appellent les autorités algériennes à mettre fin à ces pratiques illégales et inacceptables, qui rappellent les funestes « tests de virginité » mis en place par les autorités égyptiennes en 2011 pour dissuader les manifestantes de la place Tahrir, et à en poursuivre les auteurs devant la justice », ajoute la FIDH, dans un communiqué. La FIDH a rappelé dans ce sens le témoignage d’une militante interpellée qui a dû se déshabiller avec d’être fouillée. Une qualifiée de violence sexuelle. « Ces violences sexuelles subies par les quatre militantes sont extrêmement graves. Elles visent à dissuader les femmes à toute velléité de participation à la vie publique et à les écarter du processus de transition politique. Elles rappellent notamment les funestes « tests de virginité » imposés par les médecins de l’armée égyptienne dans les commissariats du Caire en 2011 pour dissuader les manifestantes de la place Tahrir, et documentés à l’époque par la FIDH », estime la FIDH. Qui ajoute que  «  les autorités s’en prennent au corps de femmes qui s’emparent de l’espace public, dans le cas égyptien comme aujourd’hui dans le cas algérien, relève d’une volonté d’humiliation, fait planer la menace du viol, et vise à les dissuader définitivement de participer au mouvement algérien actuel, sans précédent depuis les années 80 ». La FIDhH appelle ainsi à « la dénonciation publique de ces violences par l’ensemble des leaders politiques actuellement au pouvoir , la condamnation de ces actes qui constituent des abus de pouvoir commis par des policiers qui violent le code pénal algérien et ne respectent pas les engagements régionaux et internationaux de l’Algérie en matière de droits civils et politiques, mais également en matière de lutte contre les violences sexuelles et la traduction en justice des responsables de ces violences proportionnellement à la gravité des actes commis »

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