Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Marché parallèle de la devise : les recommandations du FMI

  La persistance du marché parallèle de la devise malgré les mesures prises pour encourager l’ouverture des bureaux de change devient un véritable casse-tête pour les pouvoirs publics. A ce propos les administrateurs du FMI qui ont séjourné à Alger au début du mois de mars dernier dans le cadre des consultations au titre de l’article IV insistent sur la nécessité de réduire l’activité du marché informel. Dans un rapport publié jeudi, les experts du Fonds monétaire international recommandent de  mettre en œuvre de mesures pour développer le marché des changes officiel et réduire l’activité sur le marché parallèle. Ils notent par ailleurs que les réserves internationales nettes restent à un niveau confortable, mais que le solde des transactions extérieures courantes est sensiblement plus faible que ne le justifient les paramètres économiques fondamentaux à moyen terme. Ils soulignent qu’une plus grande flexibilité du taux de change, accompagnant l’assainissement des finances publiques et les réformes structurelles, contribueraient à réduire les déséquilibres extérieurs et à favoriser le développement du secteur privé.  
La politique monétaire de la Banque centrale critiquée
Sur le plan de la politique monétaire, et bien que les administrateurs du FMI aient salué l’introduction par la banque centrale des opérations d’open market pour gérer la liquidité, ils critiquent les opérations de réescompte introduite par la Banque d’Algérie et qu’ils recommandent d’éliminer sans tarder. Le motif étant d’encourager les banques à gérer leurs liquidités de manière plus efficace. Les experts du fonds qui notent que le taux d’inflation est passé de 4,8 % en 2015 à 6,4 % en 2016 et se chiffrait à 7,7 %, en glissement annuel, en février 2017, recommandent aussi à l’autorité monétaire de relever son taux directeur afin de mettre un frein aux tensions inflationnistes. Enfin, ils notent que le secteur bancaire dans son ensemble est bien capitalisé et rentable, mêmes s’ils estiment qu’il convient de continuer de renforcer la politique du secteur financier face aux risques croissants qui pèsent sur la stabilité financière en raison du choc pétrolier. Les experts du Fonds préconisent ainsi de passer « à un dispositif de contrôle basé sur le risque, (…)  accroître le rôle de la politique macroprudentielle, renforcer la gouvernance des banques et  mettre en place un dispositif de résolution des crises ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *