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Maison mère de Djezzy : Veon veut devenir le WeChat des pays émergents

  Veon, maison mère de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy, entreprend une profonde transformation numérique et veut s’imposer en leader sur les marchés émergents. Au-delà des applications classiques, Veon mise sur le potentiel marketing et m-commerce de l’internet mobile. Dans une interview à l’agence d’information financière américaine Bloomberg, Jean Yves Charlier, PDG du groupe VEON, a clairement affiché les ambitions de l’opérateur sur les marchés émergents, considérés comme les marchés les plus dynamiques de la planète et desservant 240 millions de clients. Il en veut pour preuve la courbe de pénétration des smartphone sur ces marchés à l’exemple du Pakistan où il voit « la même courbe que celle enregistrée en Italie ». Mieux encore Veon ambitionne de devenir « le WeChat des pays émergents ». Pour ce faire, le groupe a lancé depuis février dernier l’application, qui comme  WeChat, combine les fonctions de réseau social avec des fonctionnalités telles que les paiements en ligne et les canaux de contenu hébergés par des marques et des célébrités. Celle-ci surfe donc sur le potentiel marketing pour les marques et les opportunités m-commerce pour les web marchands.  Veon a, d’ailleurs, signé des partenariats avec plus de 100 marques, de Vivendi SA pour des clips vidéo courts et Deezer pour la musique. M. Charlier explique dans ce sens qu’avec l'augmentation de la consommation de la data et la baisse des prix, les entreprises de téléphonie ont besoin de se renouveler et trouver des nouvelles façons de générer des revenus. VEON cible les clients prépayés sur les marchés émergents: l'application fournit des messages gratuits qui ne s'arrêtent pas, même s'il n'y a plus de crédit sur le compte. « C'est quelque chose qu'aucune plate-forme OTT ne peut intégralement faire » a encore précise Jean Yves Charlier avant de cibler la catégorie d’abonnés. "Et c'est crucial dans bon nombre de nos marchés. Les consommateurs à faible revenu prennent souvent des abonnements quotidiens plutôt que mensuels aux paquets de données et peuvent manquer de crédit ». À court terme, l'objectif de l'application est d'accroître la fidélisation de la clientèle, de réduire la saturation et d'économiser sur les coûts, comme le marketing et la distribution. À plus long terme, Jean Yves Charlier a affirmé que l’application pourrait générer des revenus grâce à des offres personnalisées, à l’exemple des programmes de golf ou des promotions dans des restaurants proches des clients du téléphone. Une démarche qui s’inscrit dans l’orientation stratégique digitale du groupe Veon, et pour laquelle celui-ci investit plus de 100 millions de dollars par an. Le PDG du groupe dans ce cadre a embauché des centaines de programmeurs et de chercheurs spécialisés dans le data à Londres, Moscou et Amsterdam, dirigés par Christopher Schlaeffer, Chief Digital Officer. Depuis 2015, Charlier a méthodiquement remodelé l'ancien VimpelCom, centralisant des tâches comme l'achat et le développement de produits dans des opérations qui couvrent la Russie l’Italie et le Pakistan, en stimulant les dividendes et en renforçant le conseil d'administration avec des administrateurs indépendants. Le programme de transformation a également permis de réduire la dette et d’améliorer les flux de trésorerie. La transformation donne d’ailleurs des fruits. Les actions VEON ont progressé d'environ 17% au cours de la dernière année, sans compter les dividendes, ce qui pousserait le total à 27 %, selon Bloomberg Data. VEON a déjà lancé son application en Russie, en Ukraine, en Géorgie, au Pakistan et en Italie. D’autres pays pourraient être concernés.

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