Energie : l’UE investira 444 millions d’euros en Afrique

    La Commission européenne a obtenu vendredi le feu vert des 28 États membres de l’Union pour investir 444 millions d’euros dans des grands projets trans-européens d’infrastructures énergétiques, a annoncé l’exécutif européen.   " Les États membres de l'UE ont approuvé aujourd'hui la proposition de la Commission visant à investir 444 millions d'euros dans de grands projets européens d'infrastructures énergétiques", a-t-elle indiqué dans un communiqué.   Selon l’exécutif européen, 18 projets dans les domaines de l’électricité, du gaz et des réseaux intelligents ont été sélectionnés pour contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union de l’énergie à travers l’interconnexion des réseaux énergétiques européens.   Ces projets devraient également contribuer au renforcement de la sécurité de l'approvisionnement et au développement durable par l'intégration de sources d'énergie renouvelables dans l'ensemble de l'UE.   Sur les 18 projets retenus pour bénéficier d'un cofinancement de la part de l’UE, 7 concernent le secteur de l'électricité avec une contribution de l'UE à la réalisation de ces projets qui devrait s’élever à 176 millions d'euros, et 10 projets celui du gaz avec une aide de l'UE de 228 millions d'euros dont un projet portera sur la construction d'un terminal GNL au large de l'île croate de Krk.   L’UE qui compte soutenir la réalisation de ce projet avec 102 millions d'euros, assure que celui-ci "permettra de diversifier l'approvisionnement de la région", assuré majoritairement par une seule et même source.   " Ce projet renforcera ainsi la sécurité énergétique et la compétitivité des prix dans la région", a-t-elle estimé.   Les projets se rapportant à des travaux de construction, au nombre de 5, bénéficieront d’un financement plus conséquent de la part de l’UE, soit 350 millions d'euros, alors que les 13 autres projets relatifs à la réalisation d’études bénéficieront de 94 millions d'euros, a précisé la Commission européenne.   Saluant l'approbation exprimée par les Etats membres, le vice-président de la Commission, chargé de l’Union de l’énergie, a estimé que ces projets sont "essentiels" et auront une "incidence" transfrontalière majeure.   " Ils concrétisent ce que l'union de l'énergie peut apporter à l'Europe et montrent en quoi l'UE peut contribuer à renforcer nos pays en favorisant leur collaboration étroite", a-t-il déclaré, cité dans un communiqué.   La Commission Juncker a plaidé dès sa prise de fonction pour un projet européen commun autour des réseaux électriques et gaziers. Mais les travaux d'adaptation et d'harmonisation des réseaux pourraient nécessiter jusqu’à 2.000 milliards d'euros d'investissements d'ici à 2025, selon ses prévisions.   Cependant, l’Union de l’énergie prônée par le président de la Commission, Jean Claude Juncker devrait permettre de remédier à la "situation actuelle de grande vulnérabilité" de l’Europe, premier importateur d'énergie au monde.   Le vieux continent importe l’essentiel de sa consommation en gaz de la Russie et la moitié de ce gaz transite par l'Ukraine, et subit des crises d'approvisionnement répétées.   Outre la sécurité d'approvisionnement et l'indépendance énergétique, l'UE cherche à atteindre d’autres objectifs en matière d'écologie: par rapport aux niveaux de 1990, l’UE veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% et augmenter la part des énergies renouvelables d'au moins 27% d'ici à 2030.

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