Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

« L’OPEP a gagné la bataille contre le pétrole de schiste américain »

DEUX QUESTIONS A ABDELHAMID MEZAACHE. ÉCONOMISTE   Propos recueillis par Lina Djoudi   Quel sera, selon vous, l’impact de la décision de l’Opep à Alger sur les prix du pétrole à court et à moyen terme ? N’oublions pas que c’est une mesure qui doit être avalisée par la réunion formelle de l’Opep qui doit se tenir à Viennes en novembre. La conférence d’Alger a été une réunion informelle, même si elle s’est transformée en réunion extraordinaire. Ce qu’il faut retenir, c’est le pas en avant qu’a fait l’Arabie Saoudite en acceptant le principe d’une réduction. Ce qui est important ! Il faut, aussi, dire que la réduction est un peu faible par rapport à ce qui aurait dû être fait. Je veux dire que si cette réduction est faible, cela veut dire que l’impact sur les prix sera plutôt lent ; le marché réagit en faisant gagner un ou deux dollars de plus au baril. Mais pour vraiment ressentir un impact, il faudra attendre l’hiver, saison au cours de laquelle la demande augmente. Certes, il y’a impact de la décision de l’Opep sur les prix. Mais, il ne faut pas s’attendre à un effet spectaculaire. On peut espérer probablement une hausse des cours qui varie entre 10 et 20%. C’est déjà pas mal. L’évolution de la situation en 2017 - à partir de janvier-février- est incertaine. Dieu seul sait ce qui va se passer…La demande mondiale est attendue en hausse mais il ne faut pas trop parier là-dessus. La reprise est trop hésitante : la croissance chinoise a du mal à renouer avec les niveaux antérieurs et les rythmes frénétiques qu’elle a connu. La croissance américaine stagne et l’économie européenne est carrément malade.   La décision d’Alger marque-t-elle le retour de l’OPEP comme force de décision sur le marché ? L’OPEP n’est jamais sortie du marché. Depuis quelque temps, elle a pris des positions qui correspondent à une stratégie de concurrence contre le gaz de schiste américain. Aujourd’hui, cette stratégie a donné ses résultats, parce qu’il y a énormément de producteurs de gaz de schiste qui ont fait faillite du fait que les prix étaient trop bas. Il ne faut tout de même pas espérer revenir à des prix de 80 ou de 90 dollars. Car, le retour à ces niveaux de cours, risque de relancer les investissements et de redonner du souffle aux ressources de substitution qui vont revenir concurrencer le pétrole et le gaz naturel, du moins dans les 20 prochaines années. Enfin, il ne faut pas perdre de vue que le risque d’épuisement des gisements de pétrole dans moins d’un siècle ; Sur 800 gisements dans le monde, la moitié est en voie d’épuisement. Il faut dès maintenant trouver des alternatives au pétrole. L.D.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *