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Libye: les ministres des AE de l’Algérie, de la Tunisie et de l’Egypte réaffirment leur appui à la solution politique

Les ministres des Affaires étrangères de l'Algérie, de la Tunisie, et de l'Egypte respectivement Sabri Boukadoum, Khemaies Jhinaoui et Sameh Choukri, ont fait part, mercredi à Tunis lors de la réunion ministérielle tripartie sur la Libye, de leur profondes "inquiétude" et "préoccupation" concernant la situation dans ce pays. Les ministres qui se sont également entretenus des efforts communs et complémentaires à entreprendredans le cadre de l'initiative tripartite, ont affirmé "leur engagement à œuvrer ensemble pour rapprocher les points de vue des parties libyennes et les convaincre de décréter un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel", avant de lancer un appel aux parties pour qu'elles épargnent au peuple libyen frère davantage de souffrances et à faire prévaloir l'intérêt suprême de la Libye. Les ministres des Affaires étrangères ont exhorté, dans le même cadre, les parties libyennes à faire preuve de la souplesse nécessaire, à cesser l'escalade et à retourner au processus politique dans le cadre d'un dialogue inter-libyen inclusif. Affirmant qu'aucune solution militaire ne peut être envisagée pour la crise libyenne, les ministres ont mis l'accent sur l'impérative préservation du processus politique et de la nécessité de l'appuyer comme seule voie à même de régler la crise dans ce pays sous l'égide de l'Organisation des Nations-Unis (ONU), à travers sa mission en Libye, et ce conformément aux dispositions de l'accord politique et en application de l'ensemble des éléments du Plan onusien adopté, le 10 octobre 2017, par le Conseil de sécurité. Ils ont réitéré leur rejet total de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de la Libye, étant un élément qui exacerbe la situation dans ce pays. Les trois ministres ont fait part de leur condamnation de la poursuite du flux d'armes vers la Libye, par des parties dans la région et autres, ce qui est en contradiction totale avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et un facteur d'aggravation du conflit et des souffrances du peuple libyen. Les chefs de la diplomatie de l'Algérie, de la Tunisie et de l'Egypte ont appelé, à ce titre, le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités vis-à-vis des violations des décisions d'interdiction d'exportation des armes vers la Libye. Ils ont insisté sur l'impératif de poursuivre la coordination et la coopération entre les trois pays dans le cadre de la lutte antiterroriste et de l'assèchement de ses sources ainsi que leur appui à tous les efforts nationaux libyens pour lutter contre ce fléau. A cet effet, ils ont exprimé leur profonde préoccupation quant à l'afflux des combattants terroristes en Libye et à l'exploitation par certains éléments et entités inscrites sur les listes des sanctions onusiennes de la conjoncture actuelle pour déstabiliser et menacer la sécurité en Libye et dans les pays voisins. Réitérant leur attachement à l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Libye, les trois ministres ont souligné la nécessité d'unifier toutes les institutions nationales libyennes et leur permettre d'assumer pleinement leurs responsabilités dans la représentation de toutes les composantes du peuple libyen. Les ministres ont renouvelé leur détermination à poursuivre la coopération et à optimiser la coordination politique et sécuritaire pour aider les frères libyens à aboutir, dans les plus brefs délais, à une solution à même de mettre fin à la crise et de redonner espoir au peuple libyen. Dans ce cadre, les ministres ont convenu d'entreprendre des démarches communes auprès des parties libyennes ainsi qu'auprès du Secrétaire général de l'ONU et du conseil de sécurité à l'effet de prendre les mesures nécessaires en vue de mettre un terme, dans l'immédiat et sans conditions, au cessez-le-feu et aider à la reprise du processus politique. Les ministres ont accueilli favorablement les différentes démarches et efforts régionaux déployés pour la reprise du processus politique en Libye sous les auspices de l'ONU, dont la dernière remonte au sommet de la Troïka de l'Union africaine (UA) sur la Libye tenu au Caire le 23 avril 2019. Les ministres ont convenu de tenir la prochaine réunion à Alger.APS

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