L’Etat aura encore besoin de 500 milliards DA pour finir 2017

    Le recours aux financements non conventionnels du Trésor,  communément appelé Planche à billets devra attendre l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit. Un amendement qui devra être présentée au plus tard dans la quinzaine, selon les propos même du Premier-ministre. L’Assemblée accélère la cadence, sans doute, instruite de l’urgence de la situation. C’est ainsi que le projet de texte portant cet amendement devrait être examiné par la Commission des finances et du budget de l’APN, dès mardi. Il est vrai que l’Etat est clairement au bord de la faillite et pourrait ne pas pouvoir boucler ses financements et se trouver dans l’incapacité d’honorer les salaires des fonctionnaires et ses engagements financiers pour le dernier trimestre de l’année. Selon les premiers éléments fournis par l’agence officielle concernant le texte de l’amendement le Trésor aura encore besoin de lever un financement de 500 milliards de dinars pour finir l’année. Ainsi, il est précisé dans l’exposé des motifs que malgré les efforts entrepris pour mobiliser des ressources, avec les ponctions sur le Fond de régulation des recettes, « un emprunt obligataire national a été levé (…) le Trésor a bénéficié de dividendes substantiels prélevés sur les résultats de la Banque d'Algérie (…) le besoin de financement du Trésor pour l'année 2017 demeure supérieur à 500 milliards DA ». Des arguments qui justifie, selon APS, le recours à la planche à billets. Il est également précisé le nouvel amendement introduit un article 45 bis qui stipule que « la Banque Algérie procède, dès l'entrée en vigueur de la présente disposition, à titre exceptionnel et durant une période de cinq années, à l'achat directement auprès du Trésor, de titres émis par celui-ci, à l'effet de participer, notamment à la couverture des besoins de financement du Trésor, au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds National d'Investissement (FNI). » En outre, l'article 45 bis note que "ce dispositif est mis en oeuvre pour accompagner la réalisation d'un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard, à l'issue de la période susvisée, notamment, au rétablissement des équilibres de la trésorerie de l'Etat et de l'équilibre de la balance des paiements. Un  mécanisme de suivi de la mise en œuvre de cette disposition, par le Trésor et la Banque Algérie, est défini par voie réglementaire ».    

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