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Les partis de la défunte alliance présidentielle dans la tourmente

L’arrestation d’Ahmed Ouyahia et d’Amara Benyounes risque d’impacter les partis politiques respectifs que dirigent ces deux hommes, le RND et le MPA. Une troisième formation, TAJ  en l’occurrence, risque de connaitre le même sort si la Justice venait à frapper de son glaive la tête d’Amar Ghoul qui sera déferré devant les magistrats dans les jours qui viennent. Ces partis bâtis autour d’un seul personnage risquent de ressentir l’onde de choc et perdre le nord en l’absence de leur zaïms privés de leur liberté. Les partis de la coalition dite présidentielle durant le règne de Bouteflika à qui ils avaient prêtés allégeance n’ont jamais eu le temps, voire l’intention, de structurer leur formation sur la base d’un véritable programme politique. Le RND, TAJ et le MPA se targuaient à peine d’appliquer le programme de « fakhamatouhou ». L’absence « forcée » de ces chefs de partis pourrait influer lourdement sur le devenir de ces formations.  La succession de ces dirigeants emprisonnés promet d’être houleuse tant les convoitises et les ambitions longtemps tues par les cadres de ces partis risquent de surgir. Le FLN à son tour risque de connaitre les mêmes effets. Honni par le hirak qui a accéléré la chute d’Abdelaziz Bouteflika, le vieux parti unique a raté l’occasion de se renouveler. Apres avoir écarté Djamel Ould Abbes et l’indu occupant Moad Bouchareb et au lieu d’opter pour une figure de rupture avec le système Bouteflika, le FLN a choisi un oligarque pour prendre les rênes du parti. Déstructuré et divisé, il reste fragile et risque d’être affecté par une quelconque arrestation qu’aura sûrement à opérer la Justice en son sein tant l’implication de beaucoup de ses cadres qui avaient joué les premiers rôles deux décennies durant. Plusieurs cadres sont impliqués dans des affaires louches, à l’image de Djamel Ould Abbes, de Said Barkat, de Abdelmalek Sellal, de Baha Eddine Tliba, de Boudjemaa Talai et de bien d’autres responsables appartenant au FLN et ciblés par la Justice. Le paysage politique a de fortes chances de connaitre des changements voire même des disparitions.

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