« LES CLUBS DE FOOTBALL SONT DÉFICITAIRES »

Abdelkrim Meddouar. Président de l’ASO Chlef :

medouarNP Le président de l’ASO Chlef, Abdelkrim Medouar, estime que les sociétés sportives par actions, créées en vertu du nouveau statut professionnel des clubs de football, sont aujourd’hui déficitaires, car, explique-t-il, les présidents de ces clubs n’ont pas été associés au projet du professionnalisme. « Nous sommes des sociétés sportives par actions et sommes donc régies par le code du Commerce. De ce fait, nous avons des droits et nous avons des devoirs. Or, le code du Commerce ne mentionne aucunement notre statut. Il y a des articles de lois qui s’appliquent aux sociétés, mais, il n’est nullement fait cas des sociétés sportives. Il y a un vide évident que d’aucuns ne veulent pas voir. Je dis à ce sujet que nous n’avons pas été associés à ce projet de professionnalisme, voilà pourquoi tous les clubs sont déficitaires », a-t-il mentionné. La FAF initiatrice du projet, dira-t-il, n’est pas au fait des problèmes spécifiques liés à la gestion des clubs. Le président de l’ASO n’a pas manqué de critiquer cette démarche qui consiste à décréter le professionnalisme avec des mentalités et des méthodes de gestion amateurs. « C’est, en effet, un cinglant discrédit aux instances du football et même au ministère de la Jeunesse et des sports, coupables d’avoir pensé puis foncé sur un projet qui dépasse largement les capacités infrastructurelles et managériales qu’exige la compétition de haut niveau », a-t-il regretté. En d’autres termes, Medouar remet en cause tout le fonctionnement du football professionnel, s’en prend au président de la Fédération algérienne de football, l’accusant de gérer le football algérien « comme il l’entend ». Et d’ajouter que les clubs sont déficitaires à la limite de la faillite et l’État « ne fait rien pour arranger les choses ». « De quel professionnalisme parle-t-on ? », s’est-il interrogé, en affirmant qu’il est préférable de revenir à l’ancienne formule, à savoir un championnat amateur. « Que celui qui a les moyens et qui répond aux cahiers des charges du professionnalisme devienne un club professionnel ! », a-t-il soutenu, estimant qu’il est impératif que «toutes les parties accordent leurs violons». Walid B.

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