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 Le vide constitutionnel est inévitable !

Entre l’hebdomadaire allocution du général major Ahmed Gaid Salah, les « invitations » de ministres, d’anciens ministres et autres dignitaires par la Justice et la conférence-fleuve de Zatchi, ce charivari ne répond toujours pas aux attentes du peuple. Ce dernier qui se prête au jeu du pouvoir en place en sortant chaque vendredi depuis un peu plus de deux mois, s’égosiller, chante, crie et prend des selfies en attendant que sa révolution aboutisse. Ce jeu qui devient lassant et risque d’être morbide reste stérile et ne procure désormais aucun « plaisir ».  Les « invités » de la Justice continuent à aller et venir déambulant dans les bureaux du procureur de la République et de celui du juge d’instruction sortant après chaque « entrevue » un peu plus ragaillardis, narguant parfois le peuple  déchainé aux abords du Palais de Justice et amassé dans l’espoir d’obtenir gain de cause. Si aucune information ne filtre de ces « entretiens », les  arrestations semblent s’être limitées aux seuls Ali Haddad, Rebrab et les Kouninef ainsi que quelques lampistes du système à l’instar de Melzi et d’autres petits cadres sous fifres.  Pourtant, Gaid Salah « exhibe » des dossiers lourds de corruption et promet de faire place nette. Mais au final, rien n’y fait.  Pire encore, quand le peuple demande la tête des « B », on essaie de l’embrouiller avec ce sempiternel jeu de chaises musicales. On déplace quelques pions, on remplace Bouteflika par Bensalah, Ouyahia par Bedoui, Bensalah par Goudjil et Belaiz par  Kamel Fennich. Un petit lifting au niveau de quelques entreprises, à l’image de Sonatrach, d’Algérie Telecom et de l’ANEP sans oublier le FLN qui sera dirigé désormais par un oligarque et le tour est joué. La situation vire au Vaudeville. On a l’impression que la main de Said Bouteflika farfouille encore sous les jupons de la République. Les noms changent mais le système a toujours le même visage. Du changement demandé point d’intention d’opérer et encore moins de bonne foi affichée. Le régime s’accroche à son idée fixe, celle d’appliquer  le plan initié par Abdelaziz Bouteflika, c'est-à-dire organiser une conférence nationale, et tenir les élections présidentielles, le 4 juillet prochain, soit dans deux mois. Un plan que rejette le hirak qui commence à perdre patience. C’est l’impasse et l’on s’achemine tout droit vers une situation similaire à celle de 1992. Celle-là ou l’armée s’est empressée de prendre les rênes du pays.  Une situation qui ouvre la voie à la concrétisation du scénario égyptien  craint par tous. L’entêtement de Gaid Salah à s’en tenir aux dispositions constitutionnelles à la lettre, conduira le pays vers un vide constitutionnel. Car, faut-il le rappeler, le 4 juillet prochain, si les partis politiques ainsi que le peuple refusent d’aller consulter les urnes,  une nouvelle vacance de la présidence de la République compliquera la crise politique. Bensalah tombera par la force de la Constitution puisque son intérim à la tête de l’Etat vient à terme au bout de 90 jours, soit le début juillet,  sans que les élections ne permettent d’élire un nouveau président, à  moins que le système ne se contente d’un Président très mal élu. Une situation qui nous rappelle un mois d’avril 1999…

6 pensées sur “ Le vide constitutionnel est inévitable !

  • 2 mai 2019 à 18 h 47 min
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    En bref:
    Le GPRA a fonctionné sans constitution. Ensuite l’État algérien a fonctionné sans constitution jusqu’en 1963. La constitution de 1963 a été adoptée dans un cinéma. Elle a été gelée en 1965.
    Certains pays fonctionnent sans constitution à l’exemple du royaume uni et de la Nouvelle Zélande sans citer Israél. Cela n’a pas empêché ces pays de bien fonctionner et de se développer harmonieusement.
    Disons aussi que l’Algérie a connu plusieurs constitutions taillées à chaque fois sur mesure, sans pour autant sortir du sous développement. Le gouvernement actuel est inconstitutionnel. Partant de ce constat on peut considérer que l’Algérie nage dans le vide constitutionnel depuis l’indépendance, et jusqu’au 22 février ou le peuple remplace toutes les constitutions du monde.
    Tous les prétextes sont bons pour maintenir une situation qui n’arrange que certaines.

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  • 2 mai 2019 à 15 h 34 min
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    une constitution vidée de son sens et violée plusieurs fois…et tu as peur du vide constitutionnel ? Drôle de vertige….nous avons atteint le fond, creusons donc ! a situation exceptionnelle, solution courageuse

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  • 2 mai 2019 à 15 h 31 min
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    vous parlez comme si cette constitution a été respectée….elle a été violée à maintes reprises et elle donc vidée de son sens avant ce vide constitutionnel qui semble vous donner le vertige….A situation difficile, solution courageuse voilà tout….Nous avons atteint le fond, creusons donc !

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  • 2 mai 2019 à 15 h 28 min
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    Vous avez tout à fait raison de le souligner parce que dans les systèmes politiques qui se respectent , les « Generaux « de l’armée ne font pas la politique , ils se contentent de faire leur boulot correctement au lieu de s’ immiscer dans des choses qu’ils ne connaissent pas. Chez nous les généraux font tout sauf leur travail.

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  • 2 mai 2019 à 15 h 24 min
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    Les fils sont tissés ailleurs et les acteurs visibles ne sont que des pantins qu’on agite pour amuser la galerie. Quand tout le monde se sera lassé, on sortira la poupée présidentielle et on la déposera sur le trône…tout en continuant à jeter de la poudre à la populace ravie et ébahie. Les projecteurs ‘s’éteindront petit à petits sur une autre nuit qui se terminera 20 ans plus tard.. Un jour gris se lèvera sur l’autre génération et ainsi de suite..la vie s’écoulera puisque c’est son destin de s’écouler…

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    • 4 mai 2019 à 23 h 43 min
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      Entièrement d’accord avec vous M. Salim.
      Ce n’est même pas des fils …!! C’est plus que ça. C’est des nœuds de grosse corde bien noués par de gaulle lors du congrès de tripoli avec ses soldats infiltrés dans l’armée des frontières ..et cela bien sûr dans la continuité logique des accords Sykes picot qui ont été négociés entre la France , l’Angleterre et la Russie et le royaume d’Italie en 1915 / 1916 …

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