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Le référendum d’initiative citoyenne, cheval de bataille des « gilets jaunes »

Des revendications socio-économiques, le mouvement des "gilets jaunes" se transforme au fur et à mesure de ces mobilisations en mouvement politique qui met en avant la revendication d'un Référendum d'initiative citoyenne (RIC). Cette revendication est portée samedi par les manifestants mobilisés pour l'acte V, même s'ils sont moins nombreux à Paris où pratiquement les forces de l'ordre sont beaucoup plus imposantes. Le référendum d'initiative citoyenne ou populaire, rappelle-t-on, est consacré en Suisse et aux Etats-Unis dans la moitié des Etats. Ce modèle politique donne au citoyen la possibilité d'élaborer une proposition de loi et de la soumettre aux suffrages, soit du Parlement, soit de la population par référendum. Consacrant une démocratie directe, les citoyens peuvent, dans ce cas, saisir directement la population pour proposer des lois, sans l'intervention du Parlement. En tout cas, c'est le mot d'ordre de la mobilisation de ce samedi, au moment où les pouvoirs publics ont déployés tous les moyens pour montrer que le mouvement des "gilets jaunes" perd de la vitesse et s'affaiblit par le temps. L'historien et sociologue du politique, Marc Lazar, a estimé dans une analyse que le mouvement réclame la démocratie "directe et immédiate", qui consiste à "décider dans l’urgence puisqu’il n’existe pas de problèmes compliqués, mais seulement des solutions simples, en se dispensant de la moindre médiation et en refusant le principe même de la représentation". Pour lui, cette revendication, démontre la force du sentiment antipolitique qui "signifie à la fois refus radical de la politique et aspiration à une autre politique, plus démocratique et participative", relevant la puissance d’Internet, des réseaux sociaux qui "bouleversent les registres d’action collective et le rapport des populations à la politique". Dans la plateforme mondiale pour le changement (www.change.org), les "gilets jaunes" ont lancé une pétition qui a recueilli à ce jour près de 125.000 signatures. Pour eux, c'est une "priorité" unique. Dans une note explicative, les initiateurs de la proposition font constater que les gouvernements successifs sont soumis aux lobbys, revendiquant à cet effet de se doter d'un "outil durable qui permettra aux différentes revendications du peuple d’aboutir". "Pour les gilets jaunes, c’est plus facile de rester très soudés, très unis, très déterminés jusqu’au bout, autour d’une seule idée, surtout si elle est très simple et très importante", ont-ils souligné. Cette revendication, qui a été très largement sur les réseaux sociaux, figure les 42 revendications du mouvement, dont, outre celles socio-économiques, le traitement des causes des migrations forcées, le bon traitement des demandeurs d'asile et la mise en œuvre d'une "réelle" politique d'intégration. Sur le plan politique, le mouvement revendique que le référendum populaire soit entré dans la Constitution et le retour à un mandat présidentiel de 7 ans. Pour eux, l'organisation de l’élection des députés deux ans après l'élection du président de la République permettait d'envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique.

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