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Le pétrole termine la semaine en baisse

Les prix du pétrole ont fortement reculé vendredi, pénalisés par des inquiétudes au sujet de la croissance mondiale, et donc de la demande en pétrole, après des indicateurs chinois peu rassurants. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a clôturé à 60,28 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,17 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour janvier a perdu 1,38 dollar à 51,20 dollars. Après avoir connu un sursaut jeudi dans la foulée de données sur une baisse des stocks d'un important terminal américain et d'informations de presse suggérant un prochain recul des exportations saoudiennes vers les États-Unis, les cours ont retrouvé un chemin baissier. « Une série de statistiques économiques chinoises moroses a déclenché des prises de bénéfices avant le week-end », a fait remarquer Stephen Brennock, analyste chez PVM. Les ventes de détail et la production industrielle dans le pays ont ralenti en novembre, ce qui est de mauvais augure pour l'économie du pays et au-delà pour la croissance mondiale. S'ajoutent à ces chiffres des indicateurs préoccupants en zone euro où la croissance du secteur privé est au plus bas depuis quatre ans en décembre, selon l'indice PMI de Markit. Toute mauvaise nouvelle pour l'économie mondiale fait craindre aux investisseurs sur le marché pétrolier une baisse de la demande de brut, néfaste pour le cours notamment compte tenu de l'abondance de l'offre. Cet accès de faiblesse des cours du pétrole intervient alors que de nombreux analystes doutent de la capacité des prix à relever franchement la tête. Les investisseurs attendent en particulier de voir l'impact de la baisse de production décidée par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, Russie en tête. Destinée à faire remonter des prix plombés par une offre trop abondante, cette baisse de 1,2 million de barils par jour sera en place à partir de janvier. « Même si les baisses de production doivent soutenir les prix du pétrole à court terme, la hausse de la production de schiste américain, la possible nouvelle escalade des tensions commerciales sino-américaines et les craintes sur la croissance mondiale constituent un ensemble de vents contraires », a résumé Lukman Otunuga, analyste chez FXTM. Depuis la réunion de l'OPEP le 7 décembre, le cours du Brent a perdu 2,3 % et le WTI 2,7 %.AFP

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