Le pétrole algérien coté à plus de 71 dollars

Le cours moyen mensuel du Sahara Blend, baril de pétrole algérien, s’est établi à 71,20 dollars au cours du mois de mai dernier. Selon le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, le cours moyen du Sahara Blend est passé de 71,15 dollars en avril à 71,20 dollars en mai soit une hausse de 0,1 %. Il conserve aussi une prime de plus d’un dollars (1,25 dollar) par rapport au Brent de mer du Nord. Cependant, en moyenne annuelle, le baril de brut algérien a inscrit une nette baisse passant de 70,57 en mai 2018 à 66,50 dollars en mai 2019, soit un recul de plus de 5,7%. Plus globalement, le prix du panier Opep s’est maintenu autour des 70 dollars, soutenu notamment par le Sahara Blend algérien, le Girassol angolais et le Merey vénézuélien. En moyenne mensuelle, le prix du panier Opep a baissé entre avril et mai  de 0,81 dollars pour s’établir à 69,97 dollars, soit un déclin de 1,1 %. Notons que l'Opep a abaissé jeudi sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole et mis en garde contre le risque d'un nouveau ralentissement en raison de la montée des tensions commerciales, ouvrant ainsi la voie à une prolongation de l'accord limitant son offre de brut. L’organisation prévoit désormais une augmentation de 1,14 million de barils par jour (bpj) de la demande cette année, soit 70.000 bpj de moins qu'auparavant. "Les tensions commerciales globales en cours ont augmenté tout au long du premier semestre de l'année", constate le cartel dans son rapport mensuel en évoquant "d'importants risques à la baisse" à court terme. Dans son rapport mensuel, l'Opep précise que sa production a diminué en mai, les sanctions américaines visant l'Iran s'étant ajoutées à l'impact de l'accord d'encadrement des pompages. La production cumulée des 14 pays membres de l'organisation a reculé de 236.000 bpj pour revenir à 29,88 millions de bpj. L'Opep ajoute que les stocks de pétrole dans les économies développées ont augmenté en avril, une tendance qui, si elle se confirmait, pourrait alimenter les interrogations sur le risque d'un engorgement du marché. Ces stocks dépassaient en avril de 7,6 millions de barils leur moyenne des cinq dernières années.

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