Le hirak et ses intrus !

  « Tebboune hattouh el Aaskar » (Tebboune a été placé président par l’Armée) et « dawla madaniya machi aaskariya », rien que ça ! Ce sont ces slogans qui fusent, ce 47eme vendredi, dans la rue Khelifa Boukhalfa, à Alger, squattée par une cinquantaine d’individus. Ces « marcheurs », aux barbes hirsutes semblent oublier que c’est pourtant grâce à la loi de la Rahma instaurée par l’Armée sous Zeroual qu’ils profitent, aujourd’hui, du droit de retour parmi la population qu’ils ont martyrisé durant toute une décennie. A l’époque, ces apprentis démocrates trouvaient que l’armée était tout ce qu’il y a de merveilleux en ce bas monde puisqu’il leur était permis de « descendre » du maquis les poches pleines et les mains maculées de sang. Ils n’osaient pas s’égosiller « dawla madaniya » ! Qu’est ce qui a pu changer ? Ce cheval de Troie « Fisiste » qu’utilisent certaines parties, intruses du hirak, car sans ancrage populaire, espère toujours revenir à la scène politique après s’être débarrassé de ses « morpions » en s’incrustant au sein du hirak. Car, c’est comme chaque mouvement populaire, comme chaque révolution, ceux-ci finissent toujours par tomber entre les mains d’aventuriers, de va-t-en guerre et autres mercenaires en quête d’opportunités pour asseoir leur vision. Une vision qui repose sur l’anarchie, le chaos et l’enrichissement au bout du compte. Le hirak, béni au commencement, s’est vu infiltré puis travesti par ceux qui se considèrent comme « bannis » du pouvoir. Il y a ceux de 1963, ceux de 1991 et puis ceux qui ont reussi à se glisser au sein du pouvoir sous le règne Bouteflikeen pour démontrer à peine leurs voracité, leur cupidité et leur seule envie ; l’embourgeoisement,  finissant pour la plupart à El Harrach.

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